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La Française annonce la stabilisation des prix de part de toutes ses SCPI et met en avant LF Avenir Santé , une SCPI paneuropéenne de 250 M€ d’actifs .
Stéphane : Mon petit moment préféré et privilégié de chaque Patrimonia : je reçois mes camarades de La Française. Merci Christophe, merci Romain. Bonjour Romain, ça va bien ?
Romain Gobert : Bonjour Stéphane, quel plaisir de te voir.
Stéphane : Moi aussi. Christophe, comment ça se passe ce Patrimonia ? Moi, je trouve qu’il y a beaucoup de monde.
Christophe Inizan : Oui, dynamique cette année. On partage cette idée que l’édition Patrimonia est probablement la plus aboutie en termes de fréquentation. Quantitativement, après 25 ans, je n’ai jamais vu autant de monde. Qualitativement, on voit qu’il y a vraiment du conseil de qualité et cela correspond au développement de la profession. C’est une très bonne nouvelle pour l’écosystème. C’est clairement le message que l’on voulait faire passer avec Romain ce matin.
Stéphane : Romain, vous recevez les clients sur le même stand La Française ? Un seul stand ?
Romain Gobert : Absolument. Partie financière, partie immobilière, tout le monde sur le même stand. Franchement, il y a une dynamique et surtout un professionnalisme aujourd’hui sur ce Patrimonia. Nous sommes très heureux d’être là.
Stéphane : Christophe, je suis obligé de te poser la question parce qu’on se rencontre régulièrement. Comment va l’immobilier ? Est-ce que ça va mieux, est-ce que ça va bien ? Comment vois-tu les choses ?
Christophe Inizan : Probablement une année 2025 qui va être la première année du nouveau cycle, on l’espère. En tout cas, même si l’on a vécu une année en demi-teinte.
Souviens-toi, au T1 2025, nous étions tous à constater le retour des volumes d’investissement. C’était un signal très fort du marché. Puis Donald Trump arrive avec les tarifs douaniers au T3. On voit aussi la politique française qui met un peu de doute dans l’esprit des investisseurs.
Mais malgré tout cela, on voit quand même une appétence qui se développe pour l’immobilier. Les investisseurs reviennent progressivement en Europe dans leur globalité, un peu moins en France, il faut le constater, en attendant des nouvelles plus rassurantes. Nous sommes certains que cela va finir par arriver.
Après trois ans de marché un peu compliqué, nous sommes clairement en train d’amorcer un virage vers un nouveau cycle. Sur les classes d’actifs, il y a des choses qui se passent. Comme toujours, nous regardons la prime de risque, parce que les taux restent le driver principal. L’OAT est aujourd’hui à 3,5 % et les pricings de l’immobilier tiennent compte de cette OAT à 3,5 %. Il va falloir que cela se stabilise pour confirmer la tendance à la reprise de l’activité immobilière.
Stéphane : Merci pour la transition, parce que Romain, cela me permet de parler d’obligataire. Comment le marché perçoit-il aujourd’hui la classe d’actifs obligataire ?
Romain Gobert : Sur l’obligataire, il y a vraiment quatre grands points à retenir. Le premier, c’est évidemment l’évolution des taux. Christophe le disait clairement : il y a eu une baisse de taux qui s’est matérialisée en Europe et qui est en train de se matérialiser aux États-Unis.
On a eu une première baisse, mais avec les tarifs douaniers, je pense que cela risque d’apporter un peu d’inflation et donc de retarder un peu cette baisse de taux côté Fed. Cela peut aussi permettre d’avoir des opportunités de marché côté obligataire.
Sur les spreads de crédit, si l’on regarde les obligations d’entreprise, on se rend compte qu’ils sont encore très serrés. On est entre 280 et 350 points de base en fonction des zones géographiques. Méfiance donc là-dessus : cela peut encore augmenter côté États-Unis. Il peut y avoir des paris et des opportunités sur le marché américain.
Les taux de défaut restent encore contenus, ce qui est positif pour la classe d’actifs obligataire. Et puis surtout, il faut raisonner un peu plus sur la courbe des taux. Aujourd’hui, nous allons aller sur des obligations plutôt courtes, de deux à cinq ans, plutôt que sur des obligations longues qui ont un peu plus de volatilité. Nous allons essayer de tirer profit de ce marché obligataire.
Stéphane : Vous savez que j’aime bien quand on parle concret et produit. Christophe, l’offre est large. Qu’as-tu envie de pitcher en ce moment ?
Christophe Inizan : Deux choses, si tu me permets. D’abord, un retour sur les expertises de mi-année, qui étaient importantes pour nous, parce que nous voulions confirmer la stabilité des prix de part. Il y a encore quelques mouvements sur les expertises légèrement baissières, mais globalement cela se stabilise. Prix de part stable sur l’entièreté de la gamme La Française.
Le sujet du moment chez nous, c’est la SCPI sur la thématique santé, LF Avenir Santé, qui a bientôt quatre ans d’existence et atteint aujourd’hui plus de 250 millions d’euros d’actifs sous gestion. Nous remercions les partenaires très présents sur cette classe d’actifs.
Aujourd’hui, nous confirmons la stabilité et la résilience de la classe d’actifs. Les valorisations n’ont pas bougé pendant toute la crise. Elles n’ont pas souffert, c’est important. La fameuse décorrélation dont on a beaucoup parlé sur l’immobilier de santé se matérialise aujourd’hui.
Sur la distribution de nos fonds, nous sommes stables par rapport à notre prévisionnel. Sur la santé, nous devrions réitérer la performance de l’année dernière, autour de 5 %. Nous sommes en train d’ouvrir le portefeuille à l’Europe. Nous sommes clairement dans le parcours de cette SCPI, et elle rencontre la population de clients de partenaires qui nous font confiance.
Stéphane : Romain, même question. Tu parlais de l’environnement et d’une nouvelle façon de voir les choses dans l’obligataire. Est-ce qu’on fait toujours du fonds daté ? Qu’est-ce que tu proposes ?
Romain Gobert : Nous serions plutôt sur des fonds ouverts dans le contexte actuel. Nous avons un fonds un peu plus résilient par rapport à la volatilité, notamment demain sur le marché américain, qui s’appelle Crédit Innovation. Cela fait un moment qu’on en parle. C’est le premier fonds thématique crédit de la place.
Nous continuons à pousser ce fonds, qui a un biais. Il y aura des opportunités sur le marché américain, sur des obligations d’entreprise.
Stéphane : Quel genre d’entreprises, quelles thématiques ?
Romain Gobert : Il y a quatre grandes thématiques. Nous allons chercher les grandes tendances, les petites pépites de demain. L’objectif est de prendre le portage et d’aller chercher le resserrement de spreads sur ces sociétés.
Dans un second temps, il faut profiter de la volatilité. Comment ? À travers la gestion obligataire alternative, avec notre société de gestion Cigogne Management. Le fonds s’appelle Crédit Opportunité. Nous allons chercher toutes les inefficiences de marché que l’on peut retrouver sur le marché du crédit, toutes zones géographiques confondues, avec un objectif d’aller chercher environ 5 % de rendement net sur ce produit.
Stéphane : Messieurs, merci beaucoup pour ce moment. Bonne fin de salon et on se revoit très vite.