Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.

Macro Express décrypte un changement de cadre macroéconomique marqué par la recherche d’indépendance monétaire, l’investissement massif dans l’IA, le choc iranien et l’ajustement tactique des portefeuilles.
Macro Express décrypte un changement de cadre macroéconomique marqué par la recherche d’indépendance monétaire, l’investissement massif dans l’IA, le choc iranien et l’ajustement tactique des portefeuilles.
russo-ukrainienne, et à partir de là, une vraie recherche d'indépendance monétaire, de la part notamment des banques centrales émergentes. A partir du gel des avoirs russes, concrètement, on a eu des flux d'investissements sur l'or qui ont accéléré de manière très importante et ont été multipliés par huit. Avant, on avait dix tonnes par mois d'investissements de la part des banquiers centraux sur de l'or physique. A partir de l'invasion russo-ukrainienne et du gel des avoirs russes, on a eu 80 tonnes par mois. Donc, c'est vraiment un élément de changement et de recherche forte d'indépendance monétaire vis-à-vis du dollar.
On est dans un cycle d'investissement très fort. C'est aussi le cas sur la sphère privée puisqu'il y a une course technologique très forte. Les quatre principaux acteurs des hyperscalers américains, Amazon, Google, Meta et Microsoft à eux quatre, mettent à peu près cette année en 2026, sur des investissements liés à l'IA. On a aussi des forces très déflationnistes qui arrivent en Europe, notamment par les importations chinoises. Et du coup, on considère véritablement que même si les courbes, aujourd'hui, intégraient jusqu'à deux hausses de taux suite au choc en Iran, pour l'année 2026 par la BCE, on considère plutôt que la BCE ne bougera pas les taux cette année, voire les baissera.
Nous, en début d'année, pour être très clair, on considérait qu'elle pourrait baisser jusqu'à deux fois les taux. Ok. Et on considère pas être sorti aujourd'hui de ce scénario-là de baisse des taux. On a une gestion flexible et lors du déclenchement du conflit, on a renforcé fortement notre exposition au dollar alors qu'on est plutôt relativement prudents face à l'évolution du dollar et notamment du dollar face aux devises émergentes dans le régime que l'on décrit. On a renforcé du dollar face à l'euro la semaine dernière, en début de semaine, pour sécuriser un peu plus nos portefeuilles.
Et par ailleurs, on a coupé des expositions aux actions, notamment en coupant quelques briques émergentes et de l'Europe pour sécuriser un peu plus les fonds. En termes de performance, on avait fait un très bon début d'année. Là, on a cherché à réduire nos expositions et pour donner un exemple sur notre fonds flexible, on est tombé à 36 % d'exposition actions alors qu'en début d'année on était à 60 %.