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L'interview complète pour comprendre les engagements d'Antoine Dumont, Directeur Distribution & Partenariats.
Benjamin : Rebonjour, en direct de Patrimonia 2025. Nous avons le plaisir de recevoir la société Ecofi avec Antoine Dumont, qui n’est pas novice chez Zoom Invest. Tu viens régulièrement chez nous, tu es directeur de la distribution chez Ecofi. Bonjour Antoine.
Antoine Dumont : Bonjour Benjamin.
Benjamin : Ecofi, première entreprise à mission de France dans le monde de la finance. Félicitations pour cela. Vous êtes une entreprise très marquée sur tout ce qui est environnemental, sociétal, etc. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Je crois notamment que vous parlez beaucoup de décarbonation et de souveraineté. Comment pouvez-vous allier ces deux choses dans votre gestion ?
Antoine Dumont : Tu as raison de le souligner, c’est un point très important. Quand on parle de décarbonation, on a souvent tendance à évoquer des questions climatiques. Évidemment, les questions climatiques sont majeures.
Quand on parle de décarbonation, on sait que l’on a embarqué deux degrés depuis l’entrée dans l’ère industrielle. On sait que la trajectoire qui est devant nous, à politiques inchangées, c’est plutôt trois degrés à horizon 2100. Il y a donc une vraie urgence climatique.
Mais la décarbonation, ce n’est pas que le climat, c’est aussi un problème de souveraineté. Pour l’Europe, il faut bien voir que dans l’Union européenne, le mix énergétique est composé à 70 % de gaz, de pétrole et de charbon. Pas en France, où c’est un peu plus de 60 %. Le nucléaire concerne le mix électrique ; le mix énergétique, ce sont toutes les énergies confondues.
Aujourd’hui, nous sommes extrêmement dépendants des énergies fossiles. En Europe, nous importons 97 % de notre pétrole, 90 % de notre gaz et 50 % de notre charbon. Dire que la décarbonation et l’autonomie stratégique sont les deux faces d’une même pièce, c’est tout à fait vrai. Nous avons un intérêt, en termes d’autonomie stratégique, à décarboner nos économies.
Benjamin : On le voit bien, il y a un sujet de souveraineté aujourd’hui avec la guerre en Ukraine et la Russie, dont nous importions notamment beaucoup de gaz et de pétrole. Vous liez ces sujets en disant que si l’on se décarbone, finalement, on récupère notre souveraineté en Europe.
Antoine Dumont : Ce que nous disons, c’est qu’il y a deux façons, dans le récit, d’aller vers la décarbonation. Soit on parle du climat, et c’est extrêmement important. Il faudrait que cela suffise, mais on voit bien que cela ne suffit pas.
Certains vont dire : oui, mais les Américains, les Chinois, les Indiens… Mais pour l’Europe, c’est presque un intérêt égoïste que nous avons à décarboner, parce que nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui.
Ce qui vient grever la balance commerciale de nos pays, ce sont les hydrocarbures en grande partie. C’est quasiment 400 milliards d’euros d’importations l’année dernière. Nous sommes donc extrêmement dépendants des hydrocarbures.
La décarbonation, l’économie circulaire, l’efficience énergétique sont autant de leviers qui permettent de réduire nos dépendances aux énergies fossiles. Nous sommes aussi malheureusement encore très dépendants du charbon. Réduire nos dépendances aux énergies fossiles est donc un vrai sujet d’autonomie stratégique.
Benjamin : C’est exceptionnel, parce qu’il n’y a pas beaucoup de sociétés qui parlent de ces sujets-là quand on parle de décarbonation et de souveraineté. Chez vous, quels sont les fonds que vous pouvez adresser pour répondre à ces problématiques ? Comment êtes-vous capables de transformer cela dans de la gestion et de le présenter à des conseillers ? Je crois que vous avez notamment deux fonds : un fonds à solution et un fonds à transition. Quelle est la différence entre ces deux fonds ?
Antoine Dumont : C’est un point important. On compare souvent les fonds ISR entre eux, mais il faut bien faire une distinction entre les fonds de solution et les fonds de transition.
Chez Ecofi, par exemple, sur la thématique du climat, qui rejoint celle de la décarbonation pour les raisons que l’on a évoquées, et donc de souveraineté, nous avons un fonds de solution qui s’appelle Ecofi Agir pour le Climat.
Qu’est-ce qu’un fonds de solution ? C’est un fonds dans lequel nous allons investir dans des sociétés qui apportent des solutions concrètes face aux grands enjeux de notre temps, notamment cette dépendance aux énergies fossiles. On est vraiment avec des biais sectoriels forts, assumés, qui permettent d’ailleurs à ce fonds Ecofi Agir pour le Climat d’être le seul fonds triplement labellisé du marché. Il a donc un engagement très fort.
À côté de cela, nous avons un autre fonds zone euro, Ecofi Smart Transition, qui est quant à lui un fonds de transition. L’idée est d’embarquer moins de biais sectoriels, mais d’avoir des sociétés qui vont réduire leurs dépendances face aux énergies fossiles, qui vont être alignées avec la trajectoire 1,5 degré des accords de Paris.
On va avoir un risque relatif au marché le plus faible possible, parce que c’est un fonds quantitatif dont l’idée est de reproduire la performance des marchés actions de la zone euro, en y incorporant les exigences climatiques.
Benjamin : Ces fonds sont accessibles, j’imagine, sur toutes les bonnes plateformes du marché ?
Antoine Dumont : Accessibles, bien sûr, pour nos amis partenaires CGP.
Benjamin : Ils peuvent venir vous voir, à Patrimonia ou vous appeler, s’ils veulent investir dans cette souveraineté, dans la décarbonation et avoir une empreinte un peu moins virulente sur le climat. Il faut venir chez Ecofi, en fait.
Antoine Dumont : Ecofi est une société de gestion singulière dans le sens où l’ISR, chez nous, ce n’est pas un compartiment, c’est 100 % de notre gestion. C’est complètement l’ADN de la société.
100 % de notre gestion est ISR. Tous les fonds passent à travers une méthodologie propriétaire qui s’appelle Prisme chez nous. J’insiste sur ce point : ce n’est pas un compartiment, c’est l’ensemble de la structure qui est orientée pour apporter des solutions concrètes à nos clients.
Benjamin : Si l’on a envie d’investir avec comme thématique de préserver la planète, d’avoir cet esprit de décarbonation, de revenir sur la souveraineté économique en Europe, il faut rencontrer les équipes d’Ecofi.
Antoine Dumont : Rencontrer les équipes d’Ecofi, qui se sont d’ailleurs étoffées récemment. Nous avons recruté Melvin Alves Franco sur la partie sud de la France. Nous sommes donc encore plus présents pour nos partenaires CGP.
Évidemment, nous nous tenons disponibles pour parler de ces sujets absolument passionnants. Nous avons des solutions à apporter qui, de notre point de vue, sont extrêmement pertinentes dans une allocation pour les clients.
Benjamin : Sur ces sujets-là, nous serons toujours ravis de t’accueillir chez Zoom Invest pour parler de ces solutions que vous mettez à disposition des conseillers en gestion de patrimoine.
Antoine Dumont : Merci Benjamin. On se retrouve quand tu veux chez Zoom Invest.
Benjamin : On vous souhaite un très bon Patrimonia. À très bientôt, et évidemment de la performance et de la collecte.
Antoine Dumont : Merci Benjamin, merci à toi. À très vite.