Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.

Adrien Barbanchon, M&G Investments, Yann Louin, Pictet AM, Bertrand Conchon, Amplegest
La table ronde revient sur le nouvel environnement obligataire : banques centrales prudentes, tensions géopolitiques, dettes publiques élevées et spreads de crédit déjà resserrés. Face à ce marché moins directionnel, les gérants privilégient la sélectivité, la flexibilité et des gisements encore sous-exploités pour générer de la performance.
Bonjour à tous et bienvenue en ce mercredi matin 13 mai 2026 alors on espérait tous le soleil j'ai mis un petit polo aux couleurs de l'été aujourd'hui pour profiter du beau temps du Sud-Ouest j'espère que chez vous vous avez un peu plus de chance on va essayer de faire une bonne journée en démarrant très fort avec une table ronde de 30 minutes deux fois on va parler de deux classes d'actifs comme d'habitude évidemment j'allais dire au cœur de la tourmente les mots allaient dépasser ma pensée légèrement chahutés dans ce contexte on va parler d'abord de gestion obligataire parce que ce sont quand même des fonds de nos portefeuilles clients à nous CGP et nous banquiers privés et puis on fera une deuxième demi-heure très complémentaire comme à notre habitude en parlant des small caps parce que ça va être le retour en 2026 enfin mais on va commencer d'abord par parler un peu plus largement de cette classe d'actifs qui est je le rappelle la plus importante en volume de notre secteur d'activité la gestion obligataire où va se jouer la performance où est ce qu'on trouve encore des leviers de performance aujourd'hui je reçois pour parler de tout ça Adrien Barbanchon directeur commercial distribution chez M&G Investments Yaël le loin directeur commercial pique t am hébert renconchon directeur retail en pleugesse messieurs comment allez-vous ce mercredi matin bonjour à tous très bien bonjour à tous vous êtes motivés ça fonctionne c'est très bien ça c'est important pour commencer je pense que ce serait intéressant évidemment utile que vous nous restituiez le contexte dans lequel évolue votre classe d'actifs la situation géopolitique le sujet de l'inflation les réactions des banques centrales quels sont les marqueurs que vous suivez actuellement est ce que vous pouvez partager avec nous votre analyse de cette situation on va dire ça comme ça Adrien je te fais commencer la situation elle évolue vite c'est comme les tensions dans le détroit d'Ormuz j'ai l'impression en commençant à ouvrir un peu le détroit d'Ormuz tout est pas mal lié en termes de politique économique internationale et d'inflation en fait on sort d'une période où les banques centrales notamment la Fed était vraiment focalisée sur maintenir l'emploi reconstruire l'emploi plutôt que de lutter contre l'inflation c'est ces deux mandats l'emploi ou l'inflation et là on voit depuis un moment l'emploi qui était très atone qui décevait tous les mois qui était bien en dessous des minimums que l'économie américaine devait créer recréer à nouveau de l'emploi recréer l'activité et donc en quelque sorte la Fed a réussi ce mandat-là donc ça va se reprendre progressivement donc il y a des signes plutôt stables et favorables par contre il y a une inflation qui persiste et qui risque de reprendre de l'autre côté donc bien que la Fed continue de montrer qu'elle est totalement indépendante ça c'est très clair on le sait bien après les autres économies aussi européennes la Banque centrale européenne est liée quand même aux décisions de la Fed elle peut pas trop se décaler en termes de baisse de taux d'intérêt on voit que les économies au final sont endettées les États ont des déficits budgétaires des déficits commerciaux et toute la thématique de la déglobalisation en fait est pour nous sur le long terme un peu inflationniste tout de même à cela si on ajoute les guerres commerciales des tarifs douaniers qui vont ajouter de l'inflation des guerres sûrement comme ce qu'on a eu au Venezuela ça reste une petite mission de guerre l'Ukraine l'Iran ce qui se passe en Afrique d'autres conflits qui pourraient arriver alors c'est pas pour faire peur mais ça ça va ça va engager de l'équipement militaire de la militarisation et donc ce sont des dépenses qui vont s'ajouter au plan de transition énergétique au plan d'infrastructure au plan de santé et les banques centrales donc en fait ont ce mandat de lutter contre l'inflation donc même si l'inflation n'est pas fulgurante et très forte elle peut revenir graduellement et surtout il y a une évidence c'est que les banques centrales voient qu'à terme les États les économies sont endettées et vont devoir continuer de s'endetter ça là aujourd'hui sur des bases de charges financières plus élevées c'est assez handicapant et l'inflation fait souvent peur mais si elle est maîtrisée elle permet graduellement de déflater la dette de la réduire de la contenir de la diminuer ou de faciliter la charge de la dette par des hausses de croissance d'auto et on voit que là bien que l'inflation avait baissé sur les dernières périodes les taux que ce soit en Europe au Royaume-Uni aux États-Unis sont restés sur des plafonds quand même relativement élevés et ça c'est quelque chose qu'il faut voir parce qu'au-delà du financement des États ce qui peut nous intéresser aujourd'hui c'est le financement des entreprises donc le côté corporate et est-ce qu'on est suffisamment payé pour le risque pris sur le crédit entreprise qui soit Investment Grade à High Yield après le marché corporate est très très large très diversifié en sous-classes d'actifs mais il faut bien prendre en compte que des bases de taux plus élevées c'est des charges financières plus élevées pour des entreprises qui font face à des refinancements notamment en 2026 2027 assez importants de leurs dettes voilà c'est quelque chose qu'on scrute et on a une une approche plutôt prudente sur le crédit qui soit Yield Investment Grade et on va aller sur des gisements qui ont un peu moins bénéficié des flux qui offrent encore pour nous encore de la dispersion la valorisation voilà mais on en parlera après nous on a on va avoir une approche plutôt prudente pour être attentiste et tactique quand il faudra l'être et bien justement ce sera tout le tout le sujet de la deuxième partie Yaël je peux te poser la même question qu'Adrien comment comment est-ce que tu évolues dans ce contexte oui alors effectivement on a un contexte qui laisse assez peu de place finalement aux convictions aujourd'hui et d'ailleurs c'est la raison pour laquelle chez Pictet Asset Management nous sommes assez neutres sur la classe d'actifs obligataire dans son ensemble puisque finalement nous avons le retour de ce spectre de la stagflation et les obligations sont tiraillées pardon entre deux sentiments par les pressions inflationnistes qui sont motivées par le contexte géopolitique et le conflit aux Proche et Moyen-Orient et donc logiquement dans ce contexte-là les banques centrales devraient remonter les taux et d'ailleurs la Banque centrale européenne la Banque d'Angleterre ont déjà annoncé un resserrement monétaire en 2026 Kevin Warsh qui a été qui a été nommé à la tête de la Banque centrale américaine qui est plutôt un profil dovish habituellement donc accommodant ne devrait pas selon nous baisser à nouveau les taux en 2026 donc on est dans un contexte un petit peu particulier qui est motivé par des pressions inflationnistes qui sont persistantes et qui dépendront encore une fois de l'évolution du conflit en Iran et puis d'autre part on a effectivement cette possible récession de l'économie mondiale on a révisé révisé à la baisse nos perspectives de croissance du PIB mondial pour 2026 à 0,9 % environ et effectivement si demain on devait avoir un ralentissement marqué de l'économie mondiale et bien la classe d'actifs obligataire qui est plutôt utilisée quelque part dans les phases de crise ou qui est plutôt sécurisante et bien serait à nouveau mise en avant par les allocataires et recherchée par les investisseurs donc quelque part il y a ce contexte un petit peu particulier qui laisse encore une fois assez peu de place aux convictions en revanche de manière opportuniste et ce sera l'objet de la deuxième partie on estime qu'il y a encore des opportunités à aller capter notamment sur les actifs émergents puisqu'aujourd'hui on estime que globalement les taux réels sont encore intéressants que les devises sont sous-valorisées et qu'il y a une une stabilité économique et financière qui est en forte amélioration donc forcément des opportunités à aller capter. Très bien ça tombe bien parce que le thème je le rappelle c'est où se joue la performance aujourd'hui donc évidemment vous allez devoir mettre sur le tapis un peu vos convictions même si c'est difficile en ce moment comme tu le disais Yaël au moins en tout cas trouver les bons moyens d'aller chercher cette performance. Bertrand qui attend sagement son tour qu'est ce que tu peux ajouter sur cette analyse de l'environnement dans lequel on évolue ? Oui on a des lignes qui sont intéressantes donc on ne s'est pas concertés en amont on a des lignes qui sont assez proches chez Amplegest de ce qui a été dit donc on a trois idées fortes on a une économie effectivement mondiale qui est plus résiliente qu'attendue les marchés obligataires nous semblent parfois trop optimistes donc ça rejoint aussi ce qui a été dit et l'importance d'une vraie gestion active sur le crédit en ce moment moins de suivre les marchés mais plus d'être opportunistes. Alors si on prend un tout petit peu de recul il y a quand même un retour du rendement obligataire qui change le paysage patrimonial depuis le krach de 2022 on n'est plus sur des univers de taux zéro où on est voire négatif mais dans des univers de taux qui sont positifs et donc ça se traduit sur des obligations qui sont des sources de revenus pour les portefeuilles c'est une bonne chose d'avoir des obligations selon nous.
Là on a des probabilités ça a été dit mais je soutiens nous soutenons chez Amplegest cette idée de maintien voire de hausse de taux plutôt côté européen ou de maintien et non pas de baisse côté US finalement donc on resterait encore dans un univers de taux positifs globalement fort et ce qui est plutôt positif justement pour les porteurs obligataires. Maintenant l'économie on l'a dit et tient mieux que prévu la croissance ralentit mais ne s'effondre pas mais il y a quand même des petites tensions inflationnistes qui sont sous surveillance donc voilà nous je le disais nous sommes plutôt en environnement de croissance molle avec davantage de volatilité et ça sur le point de vue obligataire ça se sent sur les souverains et beaucoup de volatilité sur les taux les spreads de crédit se sont rétrécis en revanche les taux se sont accrus et il y a eu de la volatilité sur ces taux souverains. Voilà on estime que les marchés sont un petit peu sereins un petit peu trop peut-être sereins par rapport au risque réel, tension géopolitique peut-être le virus des Andes si jamais il y a une expansion de ce virus et il y a des valeurs. C'est vrai que j'avais oublié dans mon introduction qu'on avait potentiellement ça aussi. Alors si ça arrivait nul ne peut prédire le futur tout de suite maintenant mais on a des taux qui restent élevés et des perspectives de hausse de taux mais si vraiment on avait une expansion de ce virus ça peut engendrer des baisses de taux.
Restons optimistes. Mais restons optimistes il faut être prudent sur la détente. Donc pour résumer on trouve que la classe d'actifs dans le global est importante mais comme une hausse de volatilité et on a envie d'être d'être sélectif sur les émetteurs, sélectif sur les pays. On regarde on va en parler après quelques zones émergentes un petit peu comme ce que disait Yaël. On va reparler mais attention la volatilité même sur le monde obligataire.
Très bien, merci beaucoup. Je vois que vous recoupez finalement votre analyse même si l'environnement est chahuté finalement les analyses sont assez rassurantes parce qu'on sent que vous êtes tous les trois finalement assez proches alignés. On va essayer maintenant comme vous l'avez dit de se projeter dans les prochains mois en regardant toujours évidemment la tête froide. Quelles sont les stratégies ? Parce que les convictions c'est difficile d'être convictionnel dans un monde qui change tout le temps surtout avec Donald Trump mais quelles sont les stratégies que vous comptez mettre en œuvre pour tirer votre épingle du jeu si je peux utiliser cette expression et on va donc se poser cette question où va se jouer la performance en matière obligataire en 2026 et surtout est-ce que moi je vais tirer la couverture moi-même et ça pour mes confrères comment on peut en faire profiter nos clients ?
Yaël je te redonne la parole, parle-nous un petit peu de ce que vous allez mettre en place face à tout ça. Oui alors nous on a toujours une conviction très profonde dans la dette en devise locale donc la dette émergente en devise locale on estime aujourd'hui qu'il y a toujours un couple rendement risque qui est particulièrement favorable pour l'investisseur parce que aussi c'est un terrain de jeu qui est assez inexploité et on en a fait une de nos spécificités chez Pictet Asset Management. Alors plusieurs éléments d'une part sur les taux locaux c'est vrai qu'on a aujourd'hui des taux réels qui nous semblent particulièrement attractifs par rapport aux zones développées et globalement des niveaux d'endettement qui ont fortement baissé quand on regarde aujourd'hui la moyenne d'endettement en matière de ratio de PIB dans les émergents on est à peu près à 57% dans les pays du G7 on est à 128% donc globalement il y a cette cette amélioration des fondamentaux économiques beaucoup de pays migrent vers une sorte d'orthodoxie financière qui leur est plutôt favorable et qui est favorable à l'investisseur qui est investi en taux qui est investi qui fait du portage sur les taux locaux émergents et notamment en devises locales pourquoi parce qu'il y a aujourd'hui encore une une sous-valorisation globalement des devises émergentes par rapport au dollar notamment et c'est vrai que celles qui sont encore indexées sur le dollar en tout cas il y a deux on distingue deux types de pays les pays émergents classiques et les pays frontières les pays frontières ont l'avantage à être totalement désensibilisés décorrélés du dollar ça peut être aussi l'un des éléments de désensibilisation des portefeuilles et puis globalement les devises émergentes restent sous valorisées par rapport au dollar donc ça peut être aussi un support de performance intéressant pour les prochains mois et puis il y a le spread puisque globalement là aussi on a des relèvements de notation qui sont assez intéressants dans le giron émergent on a noté au cours des derniers mois environ 80 relèvements de notation dans l'indice JP Morgan spécialisé sur les sur les pays émergents et donc il y a cette capacité à jouer le spread aussi donc on a trois moteurs de performance qui sont assez distincts mais qui sont des supports intéressants les taux locaux avec cette capacité d'aller investir en devises locales avec des taux réels particulièrement élevés les spreads et les devises qui nous semblent encore une fois sous-valorisées aujourd'hui par rapport à des devises fortes notamment par rapport au dollar merci Yaël Bertrand tu disais tout à l'heure que tu partageais pas mal la vision d'Amplegest est ce que c'est une stratégie aussi qui compte pour vous la dette émergente oui oui alors nous déjà US versus Europe on préfère quand même l'Europe aujourd'hui le crédit donc les objets pas seul voilà on a une préférence pour les obligations Investment Grade donc plutôt de qualité et sur le haut rendement on préfère le haut de la fourchette que le bas de la fourchette donc voilà sur les sur l'Europe juste pour finir sur l'Europe avant de répondre précisément à ta question Stéphane on juge qu'il y a des pays qui sont plus dynamiques que la France donc on est moins favorable à de la dette purement française enfin d'obligations françaises désolé et en revanche voilà il y a quelques pays qui nous intéressent notamment du sud de l'Europe on peut trouver des idées hors des sentiers battus qui peuvent qui peuvent être intéressantes selon nous et effectivement on s'intéresse à certains pans de dette émergente mais voilà cela étant dit nous on fait très attention à la sélectivité et le marché dans son ensemble en fait il a déjà beaucoup rallié les spreads de crédit se sont rétrécis donc il y a eu beaucoup de demandes pour le marché en général et nous chez Amplegest et plus précisément chez Octo qui est notre savoir-faire obligataire un milliard d'euros d'encours à peu près sur la gamme obligataire notre justement notre savoir-faire c'est d'être value obligataire qu'est ce que ça veut dire c'est un peu comme dans le monde action c'est d'aller chercher des obligations qui sont décotées autrement dit à notation équivalente on va aller chercher des obligations qui offrent une prime de rendement espéré supplémentaire qui payent plus quoi clairement et comment on fait ben on va chercher des justement des peut-être des obligations qui sont dont les sièges sont pas dans des sièges sociaux sont pas dans des pays qui sont achetables par des institutionnels ou des petites souches des petites émissions qui sont pas dans les grands indices donc là non plus qui sont moins soumises aux flux des investisseurs institutionnels et dans le contexte que l'on a aujourd'hui bah pour nous c'est ça qu'il faut faire faut à la fois avoir une prudence globale plus d'Investment Grade un peu plus d'Europe mais être opportuniste en allant chercher des obligations qui sont hors des sentiers battus donc qui ont cette typologie value un petit peu sous-cotée ça ça demande c'est pas une question piège Bertrand mais c'est pas une question piège tu as un exemple de pays ou de secteurs géographiques sur lequel vous pouvez vous baser pour illustrer ton propos ouais ben par exemple un pays comme la Turquie on a dans nos portefeuilles si on peut avoir des obligations qui sont dont le siège social est en Turquie mais qui ont des notations qui sont similaires à des notations d'autres pays classiques de l'OCDE et il y a une prime de rendement parce que c'est la Turquie et pourtant le business de ces obligations là est mondial et les métriques des obligations sont aussi bonnes que d'autres pays plus classiques voilà ça on aime bien ce genre de ce genre de cas mais très bien c'est un très bon exemple merci beaucoup Adrien qui attend sagement celui qui commence en général doit attendre un petit peu pour nous donner ses convictions mais je sais qu'il nous prépare évidemment 4 minutes qui vont nous emmener avec comment ça se passe chez M&G c'est comme sur Pictet évidemment la gamme est extrêmement large parlons un peu de la gestion obligataire en 2026 où est ce que vous allez aller chercher la performance pour nous effectivement chez M&G la gamme est très large il y a 200 milliards d'euros d'encours sous gestion il y a toutes les stratégies et il y a ce que les c'est pas du gérant voilà et des solutions et où on va aller chercher la perf il y a pas mal de monde qui travaille il y a 280 gérants analystes quant traders risques traders qui vont pouvoir négocier les titres c'est extrêmement important quand il y a des tensions donc où on va chercher la perf alors ça je le laisse à Yaël mais on a une énorme expertise sur la dette émergente et on partage très clairement les convictions parce qu'aujourd'hui on est dans un univers obligataire qu'on prenne les obligations d'entreprise Investment Grade High Yield Europe US ou émergentes une très grosse partie du rendement du portage de ces obligations vient au final des taux d'État la prime de risque crédit alors elle est plus élevée sur les émergents mais elle elle s'est quand même comprimée même il y a des entreprises qui offrent une meilleure perspective que les États sous-jacents on estime que les spreads de crédit sont historiquement resserrés ils sont sur leur point quasiment le plus bas c'est un petit peu bougé depuis le début de l'année mais pas suffisamment donc en fait vous êtes mal rémunéré pour le risque crédit pris sur le segment classique sur les grosses obligations cœur le gros du rendement vient des obligations des taux d'État des taux souverains et donc c'est aussi le risque il y a toujours le rendement risque et s'il y a une augmentation parce qu'il y a de l'inflation une obligation d'entreprise sera impactée par la courbe d'État qu'il y ait eu un rendement à trois ou quatre ans une maturité de quatre cinq ans elle sera impactée donc faut vraiment dans ce cas être très solide dans sa sélection de valeurs et tout de même conserver de la flexibilité parce qu'on estime qu'aujourd'hui je ne sais pas sur du cash vous êtes payé 3% cash proxy cash vous êtes payé 3 3 et demi pour cent quel que soit les zones en optimisant un petit peu sur une obligation d'entreprise vous allez payer quatre quatre et demi si vous allez sur du High Yield 5 5 et demi les émergents va toucher du 7 ou plus mais ça vraiment pour donner un bench nous on va estimer que le cash rémunère suffisamment alors on n'a pas que du cash mais on augmente un peu le cash si vous voulez on va avoir une approche value de notre gestion obligataire quand les spreads se resserrent il y a moins de portage il y a moins de possibilités de resserrement de spread donc de gain sur le capital on porte du cash et ce coût d'opportunité c'est à dire ce petit manque de rendement est un coût d'opportunité pour être extrêmement incisif réactif opportuniste tactique quand les spreads s'écarteront et on a des marchés où il y a de plus en plus de volatilité d'épisodes de crédit qui sont extrêmement tactiques c'est à dire que les spreads augmentent en quelques jours quelques semaines et se resserrent aussi vite donc il faut être extrêmement mobile et après pour des fonds à des investisseurs ou d'autres stratégies où on va chercher plus de portage donc pour être clair sur la gestion flexible le cash est très bien payé pour attendre et le coût d'opportunité pour être flexible et opportuniste est faible et faible donc c'est une bonne stratégie c'est ce qu'on fait dans des fonds on en parlait tout à l'heure et sinon quand dans nos stratégies ceux qui vont chercher du rendement ils vont sortir un peu des gisements, cœur mainstream qui ont été très investis par les ETF par les fonds datés par les gros fonds par les investisseurs en direct on va aller chercher des obligations des ABS des obligations à taux variables des loans mais toujours avec de la séniorité et ce type d'obligations alors on en met dans nos portefeuilles flexibles et on a des fonds purs là dessus qui sont accessibles référencés c'est pour ça que j'en parle vont offrir des rendements par rapport aux couples rendement risque bien plus importants parce que souvent un investisseur va regarder le rendement et le rating en face et se dire c'est bon j'ai mon couple rendement et je sais comment je me positionne en fait aujourd'hui ça suffit pas il faut vraiment regarder les collatéraux c'est à dire la séniorité en cas de stress de défaut quels sont les garanties l'actif tangible en face qui va vous rembourser garantir la dette et donc limiter la volatilité aussi pendant cette période et ça c'est ce qu'on a sur des obligations à taux variables ou en fait vous avez à la fois zéro duration puisque c'est des taux variables vous avez un mois de duration ça fait que si les hausses de taux vous êtes globalement moins impactés c'est des secteurs et des entreprises qui s'adaptent à la hausse de taux et vous aurez un rendement qui augmente donc vous prenez pas l'impact de la hausse de taux mais vous en bénéficiez et vous avez une séniorité et ces classes d'actifs sont un petit peu plus sophistiquées demandent des équipes des moyens pour les analyser pour les analyser les suivre et souvent sont sous-achetées comparé aux autres segments donc c'est là-dedans où on a encore de la valeur et chez M&G c'est là où on va aller chercher de l'alpha pour se différencier décorréler et optimiser le rendement des portefeuilles. On est vraiment rentré dans un dans un nouvel environnement en gestion obligataire en quelques temps c'est fou moi j'aime bien parce que ce que tu viens de résumer Adrien enfin vous venez tous les trois évidemment d'expliquer mais ce que tu viens de résumer Adrien c'est que là il y a dans l'opportunisme il y a le côté positif d'opportuniste c'est à dire qu'on attend le bon moment on n'est pas simplement à porter un truc qui rémunère plutôt de façon satisfaisante là on revient à une vraie gestion et c'est pour ça que c'est intéressant de faire des tables rondes comme ça parce que c'est là qu'on voit les bons pilotes si je peux utiliser ce terme parce que je l'aime bien et justement en matière justement de pilotage et pour finir sur du concret ce que tous les trois vous l'avez vous l'avez abordé vous savez que sur Zoom Invest à chaque table ronde moi je veux qu'on finisse à 5 minutes donc c'est très bien parlez nous d'un fonds ou de stratégie que vous nous proposez justement en ce moment là pour bien attaquer la seconde moitié de l'année Bertrand est-ce que tu peux commencer s'il te plaît ouais alors comme on parle d'un fonds merci Stéphane j'invite nos auditeurs à regarder www point amplegest.com notre site et les documents réglementaires et oui obligataires ce sont des fonds qui ont des risques de perte en capital et des risques spécifiques à chaque fonds. Alors une fois que j'ai dit ça on lit bien les disclaimers c'est important et les performances passées ne préjugent pas de la performance future.
S'il y a un fonds que je dois citer après avoir dit ça c'est Octo Crédit Value c'est un fonds flexible qui est entre moins deux et dix de sensibilité donc une fourchette très large pour profiter et être souple sur justement cette volatilité qu'on évoquait sur le souverain sur le taux et qui peut être très large aussi en termes de choix d'obligations privées sur le crédit entre l'Investment Grade 100% ou le High Yield 100% donc c'est vraiment un fonds très flexible carte blanche j'ai envie de dire presque obligataire et aujourd'hui ben vous l'avez compris on a une patte globale prudente c'est à dire qu'on a 6,5% de cash ou cash équivalent 3% de cash pur et 3,5% de cash équivalent on est prêt à dégainer s'il le faut. Deuxièmement on a beaucoup plus d'Investment Grade que de High Yield et surtout de mauvais High Yield High Yield pardon en bas de fourchette on parle de deux tiers d'Investment Grade et un tiers High Yield là aussi prêt à remettre du risque s'il le faut et on a complètement la philosophie value qui est le savoir-faire historique d'Octo que citait Adrien tout à l'heure et aussi Yaël oui il faut faire du value très sélectif aujourd'hui et ça on le fait puisque c'est notre c'est vraiment notre ADN on le fait notamment côté émergent on renforce un petit peu les obligations émergentes et surtout sur les obligations que l'on porte il y a un savoir-faire très spécifique de nos équipes d'aller chercher des obligations qui sont différentes je donne juste un petit chiffre sur ce sujet une obligation value versus le marché en général c'est on parle de 50 points de base donc 0,5 à un et demi à peu près de rendements supplémentaires à notation équivalente donc ouais autant en profiter prudent carrément merci beaucoup Bertrand merci bien Adrien même question alors je sais que c'est compliqué toujours de sélectionner mais je sais que t'as fait un petit travail là dessus on parle de une ou plusieurs solutions on va parler de deux de deux tout d'abord c'est les deux qu'on trouve nous les plus pertinentes pourquoi pas de risque devise sur les deux pas de risque taux donc couvert intégralement du risque devise et soit la typologie de la classe d'actifs ou couverture pour réduire le risque taux on va purement générer de l'alpha sur le crédit c'est notre savoir-faire la première solution c'est le Total Return Credit Investment c'est un fonds de perf absolu et SRRI 2 et qui peut investir sur toute classe d'actifs obligataire du moment qu'elle est son côté c'est à dire pas de dette privée on peut utiliser aussi des dérivés pour avoir la flexibilité et se repositionner de façon tactique aujourd'hui le cash en portefeuille il y a 30% de cash vraiment de monétaire 25% de proxy cash c'est à dire du triple A très liquide pourquoi en fait justement pour ce coût d'opportunité donc vous allez me dire pourquoi prendre un fonds un portefeuille de cash bon aujourd'hui il a un rendement de 3,7 en portage donc c'est plutôt bas mais historiquement sur trois ans il fait sept et demi de performances moyennes annualisées donc c'est au-delà de beaucoup de stratégies obligataires et c'est dû à sa flexibilité le côté tactique et là il est dans cette attente de pouvoir se repositionner sur du crédit on a une très faible vol très faible VaR et SRRI 2 et c'est clairement notre fonds de perf absolue il y en a beaucoup qui ont des fonds de perf absolue crédit qui vont être plutôt sur le risque taux le risque devise donc là ça va être intéressant de le mettre en face pour décorréler et avoir une allocation relativement efficiente très bonne idée donc là on délègue on laisse le temps et c'est la gestion qui fera l'alpha par la sélection bon picking et aussi le côté tactique de repositionnement quelqu'un qui veut tout de suite afficher un rendement élevé bah là on a aussi la solution les deux sont référencés dans tous les contrats toujours et SRRI 2 couverts du risque taux devise c'est le Global Floating Rate High Yield donc toujours M&G c'est du taux variable monde tout simplement et là l'intérêt c'est ce qu'on disait c'est il faut regarder la séniorité à 90 % ce sont des dettes seniors donc peu volatiles très forte résilience dans les épisodes de crédit pas de duration et pour autant vous embarquez 7,6 % de rendement couvert du risque devise c'est bien au delà de beaucoup de stratégies figées datées pourquoi parce que c'est une classe d'actifs qui est moins regardée qui est moins investie et pour autant qui est moins volatile donc c'est en quelque sorte l'inefficience du marché c'est ce qui est intéressant il en reste il y aura de la volatilité qui va recréer mais il reste des poches et des gisements où les investisseurs ne se sont pas pour nous encore suffisamment positionnés on revient sur l'opportunité bon super merci beaucoup Adrien deux solutions complémentaires Yaël qui attend sagement pour finir la même chose une gamme assez large chez Pictet mais on reste sur les émergents j'imagine oui effectivement c'est vrai qu'on a une une offre qui est assez large qui est orientée sur finalement deux thèmes qui sont très très simples la gestion thématique long only action qui est un petit peu l'histoire de Pictet en tout cas en France et puis la gestion alternative pour laquelle nous avons une une franchise qui fonctionne plutôt très bien et c'est vrai qu'une stratégie comme Sirius qui est en train de devenir un fonds star chez Pictet de par les performances de par le couple rendement risque et bien semble répondre à un environnement marché qui est très particulier très fragmenté avec beaucoup de dispersion beaucoup de surréaction également des investisseurs et nous avons un positionnement qui est tout à fait singulier dans le sens où nous allons traiter la classe d'actifs obligation émergente mais suivant un procédé long short market neutre donc avec trois moteurs de performance bien identifiés que j'évoquais tout à l'heure les taux locaux les spreads et les devises nous travaillons sur des pays qui sont généralement absents des allocations des investisseurs c'est à dire les pays frontières principalement donc des pays comme comme le Vietnam comme la Serbie comme le Kazakhstan comme l'Indonésie et avec cette capacité d'être soit long soit short sur ces trois composantes avec également la possibilité parfois d'être long sur les taux locaux court sur la devise et le fonds fonctionne plutôt très bien en termes de couple rendement risque il a été repositionné fin 2023 il est géré aujourd'hui par Philippe Petit qui gère le fonds depuis Singapour l'avantage c'est que nous bénéficions aussi de par l'appui du groupe d'un setup opérationnel dans tous ces pays-là ce qui nous permet d'identifier les pays de travailler uniquement sur des places qui sont non spéculatives où les acteurs locaux font l'essentiel du marché et d'avoir cette cette proximité avec les acteurs locaux que ce soit les banques centrales avec les gouvernements etc pour mettre en place ces stratégies avec une très faible volatilité un parcours de performances qui est assez exceptionnel depuis fin 2023 et ce qui est très important c'est une décorrélation complète par rapport à tous les grands indices de marché c'est à dire que le fonds affiche une corrélation de zéro avec le MSCI World avec le S&P 500 avec l'indice obligataire monde etc etc donc un peu parfaitement agnostique et un vrai fonds de performance absolue et donc très merci beaucoup Yaël et donc très complémentaire finalement avec ce qu'on vient de se dire pour les portefeuilles de nos clients en tout cas pour la poche obligataire des portefeuilles de nos clients bon 10h32 une fois de plus le temps est passé comme un claquement de doigts messieurs je vous remercie évidemment d'avoir pris le temps de nous parler finalement des leviers 2026 que c'est pas simple d'abord la gestion obligataire c'est toujours un peu plus complexe et surtout dans le contexte c'est bien de parler un peu d'opportunités à venir ça redonne un petit peu de baume au cœur et surtout on sait que on peut vous faire confiance pour ça je rappelle à nos auditeurs et à nos spectateurs évidemment que ce qu'on vient de se dire étant assez dense vous pouvez retrouver toutes les équipes sales de mes trois invités prenez votre téléphone prenez votre boîte mail envoyez un petit message pour pouvoir reparler un peu tout ça parce que comme toujours il y a des petits passages qui demandent d'être un peu creusés pour pouvoir apporter les bons éléments de langage à nos clients messieurs je vous dis à bientôt et puis nous on se retrouve dans une petite minute pour la deuxième partie de cette table ronde on va parler des small caps à bientôt merci à bientôt