Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Est-ce bientôt la fin des fonds à échéance et comment se positionner sur le marché obligataire ?.
Benjamin : Victoire, est-ce la fin des fonds à échéance ?
Victoire : Non, je ne crois pas. Et on va en parler.
À La Française, on attend toujours un desserrement des politiques monétaires des principales banques centrales à travers le monde, avec un agenda qui peut différer entre les États-Unis et l’Europe.
On a vu un regain de volatilité sur les taux récemment, notamment dû à une trajectoire de désinflation aux États-Unis moins prononcée qu’espéré. Du coup, on a eu un réajustement de la part du marché sur l’agenda de baisse de taux, et on attend une baisse de taux probable de la Fed d’ici la fin d’année.
Côté européen, c’est un tout petit peu différent puisque les données économiques sont plus faibles et la trajectoire d’inflation plus en ligne avec ce que peut attendre la BCE. Donc on va avoir une première baisse de taux cet été.
Néanmoins, il y a des incertitudes qui restent sur les baisses de taux qui suivraient, puisqu’on pense que la BCE va quand même regarder ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique et essayer de ne pas trop se dissocier de ce que peut faire la Fed.
Pour trois raisons. La première, c’est que les investisseurs ont aujourd’hui encore accès à des rendements vraiment attractifs avec des notations plutôt très bonnes. Typiquement, la Fnac a fait une émission obligataire récente à hauteur de 6 %, alors qu’en 2019, sur la même notation, on était sur des rendements autour de 2,5 %. Donc il y a encore vraiment de l’attrait sur ce marché obligataire.
Deuxième élément : plus le rendement et plus les coupons sont élevés, plus les investisseurs peuvent absorber les risques de défaut ou d’éventuels écartements de spreads. C’est donc plutôt positif pour l’investisseur d’avoir un fonds de portage.
Troisième chose : la baisse des taux. Est-ce que la baisse des taux va impacter la performance ? Non, la performance devrait aller beaucoup plus rapidement. Est-ce qu’il faudra rester à l’échéance ou pas ? On verra cela. Mais en tout cas, c’est positif pour les stratégies de portage.
Pour conclure, nous pensons qu’il est encore pertinent d’aller sur les fonds à échéance pour verrouiller des rendements attractifs sur les obligations d’entreprises.
On est toujours dans un contexte où les courbes de taux sont inversées. Il est donc plus intéressant d’aller sur du court que sur du long. Néanmoins, quand on se place sur le marché du crédit, les pentes de primes de risque sont légèrement positives.
On constate également que la volatilité sur les taux courts, très dépendants des politiques des banques centrales, et les taux longs, qui reflètent davantage les anticipations macroéconomiques du marché, reste assez importante.
On pense donc que le meilleur rendement-volatilité se situe sur ce qu’on appelle le milieu de courbe, c’est-à-dire sur des maturités entre quatre et six ans.
Par ailleurs, sur le marché du crédit, on voit encore des émissions obligataires sur des maturités entre cinq, six et sept ans qui restent très intéressantes en termes de coupons.
La Française Rendement Global 2028, qui est notre fonds phare à La Française, est un fonds à échéance 2028 global, investi aussi bien sur les États-Unis que sur l’Europe, et également un peu sur les émergents. Cela nous donne une vraie profondeur de marché.
Nous ne pouvons pas aller au-delà de 1,5 % par ligne, ce qui est très important et permet de diversifier au maximum le portefeuille.
Aujourd’hui, le rendement est toujours attractif puisqu’on est autour de 5 % net de frais de gestion et net de coûts de couverture, avec une notation moyenne BB-.
La période de commercialisation doit normalement s’arrêter en juin 2025. Il est probable qu’elle s’arrête peut-être avant, en fonction du marché obligataire, pour ne pas diluer les porteurs de parts.