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Bilan du deuxième trimestre 2025 : marchés, rotations sectorielles et orientations de La Financière de l’Echiquier.
Le deuxième trimestre 2025 se conclut sur des performances satisfaisantes des deux côtés de l’Atlantique en devise locale. La faiblesse du dollar pénalise toutefois les performances américaines traduites en euros, tandis qu’en Europe l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne devancent la France.
La Financière de l’Echiquier revient sur un environnement redevenu plus hésitant et sur les axes d’investissement qu’elle privilégie, entre petites et moyennes valeurs européennes, stratégies internationales et obligations d’entreprises.
Le deuxième trimestre 2025 se conclut, au jour de l’enregistrement, sur des performances satisfaisantes des deux côtés de l’Atlantique en devise locale.
Remarquons que les performances américaines traduites en euros continuent à pâtir lourdement de la faiblesse du dollar et qu’en Europe, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne surperforment la France. La contre-performance du marché français est expliquée principalement par une moindre représentation du secteur bancaire et une surexposition au secteur du luxe, qui continue à souffrir du fait de la frilosité des consommateurs chinois.
Dans leur ensemble, sur les marchés, nous remarquons un moindre appétit à la fin du trimestre. Les marchés sont revenus aux niveaux observés avant la consolidation conséquente aux annonces du Liberation Day et à la réduction du scénario récessif aux États-Unis. Par ailleurs, la situation géopolitique continue à gagner en complexité, n’aidant pas les investisseurs à rester sereins.
De surcroît, la faible visibilité sur le rythme de baisse des taux de la part de la Federal Reserve et la volatilité récente sur les cours du pétrole ne viennent pas non plus en support des marchés.
Sur le deuxième trimestre, les secteurs qui ont le mieux performé en Europe sont ceux du tourisme, des foncières cotées et des concessions de service public, suivis de près par les bancaires, ce dernier secteur restant toujours en tête depuis le début de l’année. À l’inverse, les compartiments les plus baissiers sont les secteurs de la consommation dite discrétionnaire, des matières premières hors énergie et de la santé.
Nous observons des performances satisfaisantes sur l’ensemble de la gamme, qui a su manœuvrer dans l’environnement volatil du début du trimestre et prendre le rebond des marchés. Notons la bonne performance de nos fonds investis en petites et moyennes valeurs européennes, qui profitent du retour d’intérêt des investisseurs sur une classe d’actifs qui avait pris beaucoup de retard ces derniers trimestres.
Sur nos stratégies internationales, nous enregistrons des performances positives, entre autres sur nos fonds thématiques, malgré l’impact dollar défavorable.
Il nous semble qu’après un trimestre agité, les marchés vont attendre de retrouver de la visibilité avant de reprendre une dynamique positive. Les risques de mauvaises surprises restent nombreux : dénouement ou rallongement de l’annonce des taux de douane des États-Unis vis-à-vis de l’Europe et du reste du monde dès le début du mois de juillet, évolution du conflit au Moyen-Orient et ses conséquences sur le marché pétrolier.
Nous resterons aussi attentifs aux discours de la Federal Reserve, qui pourrait constituer un support important pour les marchés en cas de changement, ainsi qu’aux publications de résultats des entreprises américaines et européennes et, bien entendu, à leurs prévisions pour le reste de l’année.
Dans cet environnement, nous recommandons de privilégier en Europe nos fonds investis sur les petites et moyennes valeurs, un compartiment sur lequel nous notons enfin le retour des investisseurs, encouragés par un scénario économique européen en amélioration grâce, entre autres, au plan allemand et surtout grâce à des valorisations qui restent très décotées par rapport aux grandes valeurs. N’oublions pas non plus le soutien de la Banque centrale européenne et aussi une évolution potentiellement favorable de la situation en Ukraine.
Sur nos stratégies internationales, nous pensons qu’il faut continuer à investir sur notre fonds Echiquier World Equity Growth, afin de profiter d’un scénario de croissance globale toujours favorable, ainsi que sur les gestions thématiques qui, après une très bonne année 2024, tirent profit de dynamiques sectorielles qui offrent toujours une visibilité importante.
Par ailleurs, sur les obligations d’entreprises et les fonds obligataires, les rémunérations nous semblent à des niveaux qui justifient de toujours s’y intéresser.