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Cette analyse macro examine l'effet des droits de douane sur la croissance mondiale, les décisions des banques centrales et les perspectives des grandes zones géographiques.
Cette analyse macro examine l'impact des droits de douane américains sur la croissance mondiale, les perspectives économiques des principales zones géographiques et les réactions des banques centrales. L'accent est mis sur les risques et opportunités qui découlent des décisions politiques récentes, notamment sous l'effet Trump.
Les évolutions récentes aux États-Unis, en Europe et en Chine sont passées en revue, ainsi que les implications pour les marchés financiers.
Avec un taux moyen des droits de douane autour de 15% pour les produits importés aux Etats-Unis, c'est bien la croissance américaine qui sera la plus pénalisée, même si le risque de récession est désormais modéré. La croissance pour 2025 dans le pays devrait ainsi approcher les 1,4%, contre plus de 2% estimés en début d'année. Le début de mandat de Donald Trump est clairement décevant, puisqu'il a surtout réussi à faire dérailler la croissance, avec un PIB négatif au premier trimestre, pour la première fois depuis 2022, à cause de la dégradation de la balance commerciale. Et il aura aussi réussi à faire perdre confiance aux agents économiques. Les indicateurs macro à venir permettront vite de savoir si le retournement de veste présidentiel permettra de relancer la machine.
L'Europe a connu un ralentissement modéré de son activité en avril et la dynamique dans les services en Allemagne et en France est à nouveau moins favorable. Les différents plans de relance en zone euro sont donc plus que jamais nécessaires, ce qui permettra, en plus, d'absorber la secousse des droits de douane. Le PIB européen pour 2025 devrait croître de 0,8%, contre 1% estimé en début d'année. En Chine, les droits de douane à 145% dans un premier temps ont stoppé le début de reprise de l'activité constatée au premier trimestre. Cela a mis à mal les efforts du gouvernement chinois qui avait tout fait pour soutenir la croissance, en utilisant plus qu'à l'accoutumée, l'arme du déficit budgétaire. Mais la réduction des droits de douane pour le pays à 30%, suggère que l'impact à venir pour la croissance chinoise, sera relativement faible.
La Banque Centrale Européenne a plus de visibilité, car l'inflation n'est clairement plus un sujet en zone euro, que ce soit au niveau des produits, des services et ni même des salaires. Elle a donc pu baisser à nouveau ses taux directeurs de 25 points de base, à 2,25%, et nous anticipons encore deux baisses de taux d'ici la fin de l'année. Cela donne d'ailleurs quelques arguments à Donald Trump pour pousser Jerome Powell à agir et à sortir de l'attentisme. Et sur ce point, il n'a peut être pas tort. L'inflation supercore aux Etats-Unis passe sous les 2%, et les anticipations d'inflation intègrent un effet seulement transitoire sur les prix des droits de douane. Il nous semble que le virage dovish de la FED est une condition nécessaire à la poursuite du rebond des marchés actions américains.
Les autres marchés profitent à l'heure actuelle, d'une visibilité qui nous semble meilleure.