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Analyse des tendances marchés actions : Les perspectives macro d'Auris Gestion pour.
Auris Gestion : Les perspectives macro d’Auris Gestion.
La bonne nouvelle pour cette année 2024, c’est que le combat contre l’inflation est gagné. Selon nous, aux États-Unis, elle se situe autour de 3 % et devrait continuer de diminuer à la faveur de la baisse à venir de la croissance des loyers.
D’ailleurs, les statistiques d’inflation des trois derniers mois, si on les annualise, sont déjà en moyenne autour de 2 %. En Europe, la trajectoire de l’inflation est clairement orientée à la baisse et les indicateurs avancés pointent eux aussi vers le prolongement de cette tendance.
Cela permettra donc aux banques centrales de baisser leurs taux. Les investisseurs, toujours prompts à exagérer, anticipent sept baisses pour la Fed et six pour la BCE. Il est vrai que les taux américains sont désormais trop restrictifs, notamment sur la partie courte de la courbe. C’est la raison pour laquelle Jérôme Powell a annoncé le fameux pivot de la Fed en décembre.
La BCE devra elle aussi procéder à ce fameux pivot compte tenu de la baisse des anticipations d’inflation. Christine Lagarde a d’ailleurs annoncé que ce serait probablement pour l’été.
Ce contexte favorise donc la prolongation de la baisse des taux d’intérêt, ce qui devrait continuer à favoriser la classe d’actifs obligataire.
Au niveau macroéconomique, le soft landing de l’économie américaine est certes le scénario le plus probable pour cette année. Il nous semble néanmoins que la possibilité d’une déception n’est pas intégrée par les investisseurs.
Plusieurs indicateurs avancés de l’économie montrent que la croissance commence à s’effriter. C’est notamment le cas de l’ISM des services, proche de la contraction, et de sa composante emploi, qui se dégrade nettement.
D’ailleurs, lorsqu’on regarde dans le détail le dernier rapport sur l’emploi, on constate que l’image n’est pas si idyllique. Les créations d’emplois des mois précédents ont été fortement révisées à la baisse. Il y a eu aussi 1,5 million d’emplois à temps plein supprimés, compensés en partie par des emplois à temps partiel. Les intentions d’embauche au niveau régional baissent fortement.
En Europe, l’activité se stabilise sur des niveaux bas et les indicateurs de confiance se reprennent doucement. La majorité des principaux pays européens enregistrent une amélioration des indicateurs d’activité et même la croissance allemande semble se consolider.
Cela devrait se poursuivre à la faveur du rebond de la confiance du consommateur, provoqué par la progression du revenu réel disponible.
En Chine, l’activité semble aussi se stabiliser, mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, car le gouvernement, conforté par ces statistiques, n’incite pas la banque centrale à baisser les taux d’intérêt. La dernière fois qu’elle l’a fait remonte à août dernier.
Or, l’indice des prix à la consommation est en territoire négatif depuis trois mois consécutifs, ce qui amène le pays lentement mais sûrement en déflation.
Le résultat dans nos allocations, c’est que nous favorisons les obligations, en premier lieu l’investment grade et la dette hybride, qui bénéficient d’un portage attractif et du potentiel qu’il pourrait y avoir sur la baisse des taux d’intérêt.
Les obligations subordonnées bancaires, selon nous, offrent toujours le meilleur ratio rendement-notation en ce moment. Nous sommes neutres sur le haut rendement d’entreprise après le rebond de l’année dernière et avons tendance à rallonger la duration de nos portefeuilles.
Concernant les actions, nous sommes favorables aux actions européennes puisque la croissance va redémarrer en 2024 et les valorisations sont attractives, que ce soit pour les valeurs value ou les valeurs de croissance du secteur du luxe ou de la technologie.
Sur les États-Unis, nous venons de passer neutres sur les actions, car nous pensons que le risque de déception sur la croissance pourrait se matérialiser d’ici peu. Mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur l’année, parce qu’avec les baisses de taux de la banque centrale américaine, les indices devraient progresser.
Enfin, dans le monde émergent, nous délaissons la Chine et préférons les autres pays asiatiques.