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Dans un rapport consacré à la compétitivité du secteur bancaire, Bruxelles estime qu’une évolution des règles pourrait aider les établissements européens à attirer et retenir les meilleurs profils, tout en maintenant un cadre limitant les prises de risques excessives.
Aujourd’hui, les bonus des salariés considérés comme « preneurs de risques » sont limités à deux fois leur salaire fixe. Ce dispositif est régulièrement dénoncé par les banques européennes, qui estiment être désavantagées face à leurs concurrentes américaines et britanniques. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni a supprimé ce plafond et plusieurs grandes banques internationales, comme Goldman Sachs, JP Morgan ou Barclays, ont fortement relevé les limites applicables aux rémunérations variables.
Faute de pouvoir augmenter les bonus, de nombreuses banques européennes ont compensé par une hausse des salaires fixes. Cette stratégie alourdit leurs coûts et réduit leur capacité à adapter les rémunérations aux performances des équipes.
La Commission ne propose pas encore de réforme précise, mais annonce vouloir examiner les ajustements possibles du cadre actuel. Pour les représentants du secteur, cette initiative constitue un premier signal positif afin de renforcer la compétitivité des banques européennes sur le marché mondial des talents. Les discussions devraient désormais porter sur la recherche d’un équilibre entre attractivité des rémunérations et maintien d’une régulation prudentielle destinée à préserver la stabilité financière.