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Ce n'est pas tous les jours que l'on peut se réjouir d'un coup de mou indiciel. Ces derniers temps, les marchés avaient été tellement à l'ouest du rationnel qu'on commençait à se demander s'ils en reviendraient.
À regarder, depuis deux mois, la tangente du S&P 500 et du Nasdaq - qui ont encore battu des records la semaine dernière -, l'économie mondiale surferait pour une durée indéterminée sur une vague de croissance de plus de 10 % sans un récif à l'horizon. Ce, alors que le siphon d'Ormuz reste désespérément bouché dans l'attente de l'intervention technique d'un plombier. Alors certes, une fois encore, certains pourront invoquer l'IA et la promesse du grand remplacement économique - assorti d'un risque de désertification de d'activité humaine. Mais les investisseurs sont sur la tech ce que les enfants sont sur leurs écrans : lobotomisés. En plein déni de réalité. Et ils viennent de s'apercevoir que les effets de la pilule bleue qu'ils ont ingérée au début du conflit au Moyen-Orient, ne sont pas éternels. La semaine passée, la redescente a été rude avec un indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis ressorti à 3,8 % en avril.
Depuis plus de deux mois, l'inflation est comme Voldemort : celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Pourtant avec un baril de pétrole qui plane au-dessus des 100 dollars, le risque de contagion à l'économie réelle est plus qu'évident. À côté, l'hantavirus peut passer pour un petit rhume des foins. Et, dans les six mois à venir, il y a plus de chances d'être immobilisé par la flambée des prix du pétrole que confiné par une nouvelle crise sanitaire. Au regard des nouvelles prévisions de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'Opep, le déficit d'offre pétrolière serait même de nature à se muer en une pandémie planétaire. Un péril qui a jeté un coup de froid sur le marché obligataire, la semaine passée, où les rendements des emprunts d'État ont pris une tangente ascensionnelle (voir graphique). Reste désormais à savoir s'il ne s'agit là que d'un nouvel épisode de bipolarité des investisseurs ou un vrai changement de tendance sur les marchés en attendant une issue concrète au conflit dans le Golfe Persique.
Taux obligations d'état à 10 ans : focus sur l'Allemagne et les Etats-Unis

Source : Datatstream, 31/12/2000 - 15/05/2026
Difficile de se faire une idée claire de la tendance qui a dominé la semaine écoulée tant les vents qui ont soufflé sur les marchés étaient contraires. Preuve en est que, malgré les craintes grandissantes concernant les perspectives macro, les actions sont parvenues à se maintenir dans le vert. Parallèlement, le compartiment obligataire a nettement reculé, signant la seule baisse hebdomadaire. Finalement, la seule constante dans le contexte actuel est la bonne performance des matières premières qui ont rebondi à la faveur d'une appréciation des cours du pétrole. L'enlisement des négociations au Moyen-Orient a permis au prix du baril (Brent) de revenir sur le seuil des 110 dollars.
| Classes d'actifs * | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Actions | 0.7 | 10.2 |
| Obligations | -0.8 | -0.6 |
| Matières Premières | 3.2 | 31.5 |
| Liquidités | 0.0 | 0.7 |
L'appréciation des actions est à considérer comme un trompe-l'œil. Car, en définitive, le marché américain a été porté une nouvelle fois par l'emballement sur l'IA et est parvenu à finir la semaine dans le vert. Seules les actions japonaises - généralement recherchées pour leurs vertus défensives, sont parvenues à en faire de même. Toutes les autres zones géographiques ont conclu dans le rouge - particulièrement les marchés émergents - témoignant de la prise de conscience des investisseurs sur le risque inflationniste.
| Régions ** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Amérique du Nord | 1.4 | 9.4 |
| Japon | 0.4 | 14.3 |
| Europe hors Royaume-Uni | -0.5 | 4.2 |
| Asie-Pacifique hors Japon | -0.3 | 10.5 |
| Pays émergents | -1.2 | 20.8 |
Malgré le retour brutal des investisseurs à une réalité économique moins emballante que les belles promesses de l'IA, le compartiment obligataire a brillé par sa contre-performance. Une tendance, pour le moins, prononcée concernant l'investment grade qui signe, de loin, la plus forte baisse de la semaine. Le court terme et le haut rendement parviennent à se maintenir pas très loin de l'équilibre. Depuis janvier, c'est le high yield qui continue de faire la course en tête du classement général tandis que l'investment grade en ferme la marche.
| Segments *** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Investment Grade | -0.8 | -0.6 |
| High Yield | -0.1 | 0.7 |
| Court Terme | -0.2 | -0.1 |
Mais le retour des craintes sur le risque inflationniste s'est surtout fait sentir sur le front souverain où les rendements des emprunts d'État se sont envolés. La palme revient au dix ans américain qui grimpe de 23 pb hebdomadaires. D'une moindre ampleur, la tendance est la même de ce côté-ci de l'Atlantique où le 10 ans allemand ne s'apprécie que de 19 pb. Outre-Manche, alors que le Premier ministre reste sous la pression de son parti après les élections locales perdues, le Gilt de même maturité s'est désormais installé au-dessus des 5,20 % et celui à 30 ans a terminé la semaine à 5,85 %.
| Indicateurs clés | Niveau |
|---|---|
| US T-Bond 10 ans (Etats-Unis) | 4.59 % |
| Bund 10 ans (Allemagne) | 3.13 % |
| OAT 10 ans (France) | 3.74 % |
Le retour à la réalité macro-économique s'est essentiellement traduit sur le marché des changes par un raffermissement du dollar par rapport aux autres devises. Et notamment face à l'euro qui cède 1 % sur la semaine face au billet vert, permettant ainsi à la paire de revenir sur le seuil des 1,16. Si la monnaie unique est stable face au yen, elle s'apprécie légèrement face à la livre, pénalisée par l'instabilité politique au Royaume-Uni.
Principales parités
1 € = 1.16 $
1 € = 0.87 £
1 € = 184.36 ¥
| Inflation | Taux directeurs |
|---|---|
| Etats-Unis = 3.8 % | Etats-Unis = 3.50 - 3.75 % |
| Zone Euro = 3.0 % | Zone Euro = 2.00 % |
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