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Une étude menée auprès d’une grande banque allemande met en lumière des écarts significatifs dans les recommandations financières selon le genre. En analysant 27.000 entretiens clients-conseillers, les chercheurs montrent qu’à profil équivalent, les femmes se voient plus souvent proposer des produits internes, souvent plus simples mais aussi plus coûteux.
Une étude menée auprès d’une grande banque allemande met en lumière des écarts significatifs dans les recommandations financières selon le genre. En analysant 27.000 entretiens clients-conseillers, les chercheurs montrent qu’à profil équivalent, les femmes se voient plus souvent proposer des produits internes, souvent plus simples mais aussi plus coûteux.
Ces fonds « maison », qui permettent à la banque de capter davantage de frais, affichent des niveaux de coûts sensiblement supérieurs à la moyenne du marché. Résultat : les clientes supportent une charge financière plus élevée, sans nécessairement bénéficier d’une meilleure adéquation à leurs besoins. L’étude souligne également une moindre capacité à négocier : les femmes obtiennent moins souvent des réductions sur les frais, même pour des produits identiques.
Ce phénomène ne concerne pas uniquement les conseillers masculins. Les conseillères reproduisent aussi ces biais, bien que dans une moindre mesure, ce qui traduit un ancrage profond de certains stéréotypes.
Les auteurs évoquent une forme de « discrimination statistique », où le genre est perçu comme un indicateur implicite de compétence financière. Ces pratiques contribuent à accentuer des inégalités patrimoniales déjà existantes, dans un contexte où les femmes disposent en moyenne de revenus et d’une capacité d’épargne plus faibles.