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Le paysage économique s'est éclairci aux États-Unis avec la publication des données sur le PCE, le PIB et les dépenses de consommation. On n'obtient pas une croissance du PIB de +2,1 % et une hausse des revenus de +0,7 % dans un environnement stagflationniste.
Par Christopher Dembik, Senior Investment Adviser
Le scénario de stagflation - celui qui poussait les marchés à anticiper un ralentissement de la croissance accompagné d'une inflation persistante - vient de subir un sérieux revers.
Le PCE global ressort à +4,1 % sur un an, soit exactement conforme aux attentes.
Le PCE sous-jacent, l'indicateur d'inflation privilégié par la Fed, s'établit à +3,4 %, lui aussi parfaitement conforme aux prévisions. Aucune mauvaise surprise, aucune révision à la hausse.
L'inflation reste certes au-dessus de l'objectif, mais elle évolue de manière rassurante.
Du côté de la croissance, les chiffres sont encore meilleurs.
Le PIB final du premier trimestre 2026 a été révisé à la hausse à +2,1 % en rythme annualisé, contre +1,6 % attendu et lors de l'estimation précédente. Il ne s'agit pas d'un simple ajustement marginal : cela signifie que l'économie a été sensiblement plus solide qu'on ne le pensait au premier trimestre.
Les revenus personnels progressent de +0,7 % sur un mois, contre +0,4 % attendu, tandis que les dépenses personnelles augmentent également de +0,7 %, contre +0,6 % attendu.
Le consommateur américain n'est donc pas en train de flancher. Les revenus progressent plus rapidement qu'anticipé et les ménages dépensent cet argent.
La combinaison d'une inflation conforme aux attentes, d'une croissance supérieure à la tendance et d'une consommation toujours dynamique devrait permettre à la Fed de rester patiente au cours des prochains mois et de maintenir ses taux inchangés.
Bonne nouvelle pour les investisseurs : le scénario « Goldilocks » n'est pas mort.
Ce vendredi, le Sud-Coréen SK Hynix fait son entrée au Nasdaq et devrait lever au passage 29,4 milliards de dollars. Le montant évoqué est comparable à celui de l'introduction record de Saudi Aramco en 2019.
SK Hynix détient 57 % du marché mondial de la mémoire à haute bande passante (HBM). Cette technologie équipe chaque GPU de NVIDIA utilisé pour alimenter l'essor de l'intelligence artificielle. Sans elle, les centres de données ne pourraient tout simplement pas fonctionner.
Sans surprise, l'entreprise bénéficie pleinement de l'engouement pour l'IA. Au premier trimestre, son bénéfice opérationnel a atteint un niveau record de 24,3 milliards de dollars, tandis que son chiffre d'affaires triplait sur un an. À Séoul, son action affiche une hausse de près de 300 % depuis le début de l'année.
Son arrivée sur la place boursière américaine apparaît comme une suite logique : elle lui permettra d'attirer davantage d'investisseurs occidentaux - la Bourse de Séoul restant relativement peu accessible pour nombre d'entre eux - et de bénéficier d'un marché plus profond, ce qui pourrait, à terme, soutenir davantage le titre.
Depuis son point haut de janvier, l’argent métal a perdu 52 % de sa valeur. Pourquoi ?
Le marché était devenu très spéculatif. Tôt ou tard, une bulle finit toujours par se dégonfler. Entre 2025 et janvier 2026, le prix de l’argent avait explosé, porté par un mélange de demande d’actifs refuges, d’enthousiasme des particuliers sur les réseaux sociaux et de craintes concernant l’offre mondiale. Tout cela s’est avéré exagéré. D’où la baisse.
Cette dernière a été amplifiée par les ventes automatiques via des algorithmes et par l’effet de levier. Après la cassure de certains seuils techniques, de nombreux ordres stop-loss et appels de marge ont déclenché des ventes forcées, accélérant le mouvement baissier. Ce mécanisme avait déjà provoqué une chute de plus de 25 % en une seule séance, juste après le pic de janvier.