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Moins d’un mois après son introduction en Bourse, SpaceX rejoint le Nasdaq 100, l’indice regroupant les principales valeurs technologiques américaines. L’événement intervient dans un contexte bien différent de l’euphorie observée lors de son IPO du 12 juin.
Après avoir été introduite à 135 dollars, l’action avait rapidement grimpé jusqu’à 225,64 dollars, propulsant la capitalisation du groupe au-delà de 2.900 milliards de dollars. Depuis, le titre est retombé autour de 160 dollars, sur fond d’interrogations concernant sa valorisation et de craintes d’une bulle technologique.
Pour permettre cette intégration, l’opérateur du Nasdaq a assoupli ses critères d’admission. SpaceX ne remplit pourtant pas les conditions habituellement requises, notamment en matière d’ancienneté de cotation et de flottant, inférieur à 5 %. Cette décision a suscité des critiques, certains estimant que la place boursière a privilégié l’attractivité commerciale de cette introduction au détriment des règles destinées à protéger les investisseurs.
L’impact de cette entrée dans l’indice devrait toutefois rester limité. Si les fonds indiciels répliquant le Nasdaq 100 devront acquérir le titre, SpaceX figure déjà dans plusieurs indices MSCI suivis par de nombreux investisseurs passifs. Les spécialistes rappellent par ailleurs que l’intégration dans un grand indice soutient généralement le cours à court terme, mais que la performance d’une action dépend ensuite avant tout de ses fondamentaux, comme la croissance et la rentabilité.