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Les recettes de l'impôt sur la fortune immobilière progressent de 8 % en 2025, atteignant 2,3 milliards d'euros. Cette hausse s'explique par l'augmentation du nombre de foyers imposables, désormais près de 194 000, et la progression des valorisations.
L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) confirme sa progression en 2025, avec des recettes atteignant 2,3 milliards d’euros, soit une hausse de 8 % sur un an. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation du nombre de foyers imposables, désormais près de 194.000, mais aussi, dans une moindre mesure, par la progression de la valeur moyenne des patrimoines.
Instauré en 2018 en remplacement de l’ISF, l’IFI repose sur un barème inchangé depuis son origine, contrairement à l’impôt sur le revenu indexé sur l’inflation. Ce gel mécanique élargit progressivement l’assiette fiscale, intégrant chaque année de nouveaux contribuables sous l’effet de la hausse des prix immobiliers.
Le profil des redevables reste relativement homogène : des ménages plus âgés, souvent situés en Île-de-France, disposant de revenus élevés et diversifiés. Le patrimoine immobilier moyen imposable dépasse désormais 2,5 millions d’euros, pour un impôt moyen proche de 12.000 euros.
La structure du produit fiscal demeure toutefois concentrée. Une minorité de contribuables, détenant les patrimoines les plus élevés, contribue à une part significative des recettes. À l’inverse, la majorité des foyers se situe dans la première tranche du barème, avec une pression fiscale plus modérée.
Enfin, certaines situations atypiques alimentent le débat, notamment celle de contribuables soumis à l’IFI mais faiblement imposés à l’impôt sur le revenu, illustrant la complexité croissante de la fiscalité patrimoniale.