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Alors que la croissance de la zone euro est attendue en 2026, les entreprises françaises les plus exposées à l’économie nationale restent sous pression en Bourse.
Alors que la croissance de la zone euro est attendue en 2026, les entreprises françaises les plus exposées à l’économie nationale restent sous pression en Bourse. Selon des calculs de Goldman Sachs, les sociétés du CAC 40 les plus dépendantes du marché européen ne se valorisent qu’environ 8 fois leurs bénéfices attendus, contre près de 16 fois pour l’indice dans son ensemble.
Cette décote s’explique par le contexte politique et budgétaire français. Les investisseurs redoutent la prolongation, voire l’extension, de mesures fiscales exceptionnelles mises en place en 2025, notamment la taxe sur les bénéfices supérieurs à un milliard d’euros réalisés en France. Les groupes dont une large part des résultats est domestique sont les plus exposés, à l’image de Eiffage ou Bouygues.
D’autres risques sont également intégrés dans les valorisations : taxation accrue des dividendes ou des rachats d’actions, contribution exceptionnelle du secteur bancaire, ou encore durcissement de la fiscalité sur le travail.
Même s’ils ne sont pas avérés, ces scénarios suffisent à entretenir la prudence des marchés vis-à-vis des grandes valeurs françaises les plus ancrées dans l’Hexagone.