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La course à la présidence de la Banque centrale européenne, pourtant prévue pour octobre 2027, s’ouvre bien plus tôt qu’attendu.
La course à la présidence de la Banque centrale européenne, pourtant prévue pour octobre 2027, s’ouvre bien plus tôt qu’attendu. En déclarant publiquement qu’elle serait « prête » à succéder à Christine Lagarde si on le lui proposait, l’Allemande Isabel Schnabel a donné le coup d’envoi d’une campagne qui promet d’être longue et politique.
Membre influente du directoire et figure de proue des « faucons », son positionnement a immédiatement fait réagir les marchés, avec une tension des taux allemands à dix ans.
D’autres prétendants avancent plus discrètement. Le Néerlandais Klaas Knot, ancien patron de la banque centrale des Pays-Bas, affiche un pragmatisme apprécié malgré son appartenance au camp monétaire restrictif.
À l’opposé, l’Espagnol Pablo Hernández de Cos, aujourd’hui à la tête de la Banque des règlements internationaux, incarne la ligne plus accommodante des « colombes ». Joachim Nagel, président de la Bundesbank, figure également parmi les candidats potentiels.
Si la candidature d’un Français (notamment François Villeroy de Galhau) semble improbable à court terme, c’est surtout parce qu’un subtil équilibre géopolitique doit être respecté. Le départ en mai du vice-président Luis de Guindos ouvrira la première phase d’un vaste jeu de chaises musicales : quatre des six sièges du directoire seront renouvelés d’ici fin 2027.
Les débats autour de cette vice-présidence permettront de mesurer l’influence réelle des différents blocs européens… avant que les négociations finales ne s’engagent réellement.