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Selon une étude de Global Sovereign Advisory, les États-Unis et la France figurent parmi les grandes économies les plus exposées. Si les taux actuels persistent, leur dette pourrait atteindre respectivement 140 % et 125 % du PIB d’ici à 2031.
La hausse des intérêts absorbe progressivement davantage de ressources publiques. Son impact dépend toutefois du niveau d’endettement, de la durée des emprunts et du calendrier de refinancement. Depuis la pandémie, plusieurs États ont raccourci leurs échéances, accélérant leur exposition aux nouvelles conditions de marché.
Un tiers de la dette souveraine à taux fixe des pays de l’OCDE arrive ainsi à échéance entre 2026 et 2028. Son renouvellement pourrait coûter nettement plus cher qu’au moment de son émission.
Les situations nationales restent contrastées. La croissance espagnole et la longue durée des emprunts britanniques permettraient encore une baisse du ratio d’endettement. Au Japon et en Italie, cette diminution serait interrompue.
Aux États-Unis, le changement de profil des acheteurs ajoute une fragilité : certains investisseurs de long terme cèdent du terrain à des acteurs aux horizons plus courts. Sans stratégie crédible de réduction du déficit, une perte de confiance pourrait affecter les obligations américaines et, au-delà, l’ensemble du système financier.