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Le Sénat adopte une mesure autorisant le retrait de jusqu'à 5 000 euros des plans d'épargne entreprise pendant un an. Mais l'efficacité économique de ce déblocage exceptionnel de l'épargne salariale suscite le scepticisme des experts.
Le retour envisagé du déblocage exceptionnel de l’épargne salariale suscite peu d’enthousiasme parmi les experts. Adoptée au Sénat, la mesure prévoit d’autoriser les salariés à retirer jusqu’à 5.000 euros de leur plan d’épargne entreprise (PEE) pendant un an, avec un objectif affiché de soutien au pouvoir d’achat. Mais son efficacité économique apparaît largement contestée.
Les précédentes expériences, notamment en 2008, 2013 ou 2022, montrent un impact décroissant. Lors du dernier dispositif, à peine 1 % des encours avaient été mobilisés, soit environ 1,3 milliard d’euros. Un niveau jugé insuffisant pour produire un effet tangible sur la consommation ou la croissance.
Pour de nombreux professionnels, cette mesure ne crée pas de richesse supplémentaire. Elle se limite à avancer dans le temps l’utilisation d’une épargne existante, sans générer de dépenses nouvelles significatives. D’autant que les dispositifs actuels offrent déjà une certaine flexibilité, entre perception immédiate des primes ou cas de déblocage anticipé.
Dans ces conditions, l’impact attendu en 2026 pourrait être encore plus faible, certains anticipant moins de 0,5 % de retraits sur un encours global dépassant 200 milliards d’euros. Au final, le dispositif apparaît davantage comme un signal politique que comme un véritable levier économique, au risque même de fragiliser l’épargne de long terme.