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Le dispositif Jeanbrun, instauré par la loi de finances 2026 pour soutenir l'investissement locatif neuf, suscite déjà des réserves. Sa complexité et son ciblage sur des contribuables fortement imposés limitent sa portée auprès d'un public plus large d'investisseurs particuliers.
Entré en vigueur avec la loi de finances 2026, le dispositif Jeanbrun ambitionne de relancer l’investissement locatif dans le neuf. Pourtant, il apparaît déjà comme un outil trop complexe et réservé à une clientèle restreinte.
Pour rappel, celui-ci est avant tout destiné aux contribuables fortement imposés, il permet de bénéficier d’un amortissement et d’une déduction fiscale sur les revenus fonciers, en échange d’un engagement de location de neuf ans.
Mais contrairement à des dispositifs plus lisibles par le passé, ce mécanisme s’adresse à des investisseurs avertis, souvent déjà détenteurs de revenus fonciers. Son rendement reste limité, notamment en raison des plafonds de loyers imposés, particulièrement contraignants dans les zones où les prix immobiliers sont élevés.
Les comparaisons montrent que d’autres stratégies, comme la location meublée non professionnelle (LMNP), offrent une rentabilité supérieure, notamment grâce à une fiscalité plus favorable et une gestion simplifiée. De même, la nue-propriété peut afficher des performances globales plus attractives sur le long terme.
Au final, le dispositif Jeanbrun semble davantage relever d’une logique d’optimisation fiscale ciblée que d’un véritable outil de relance du marché locatif, limitant son adoption à un public restreint.