Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
L'ACPR et Tracfin mettent en garde contre les risques de détournement des IBAN virtuels à des fins de blanchiment. Un rapport souligne les dérives potentielles de ces outils pourtant largement utilisés dans la gestion des flux financiers.
Les IBAN virtuels, ou « vIBAN », font l’objet d’une vigilance accrue des régulateurs. Dans un rapport publié le 13 avril, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et Tracfin mettent en garde contre les dérives potentielles de ces outils, pourtant largement utilisés pour simplifier la gestion des flux financiers.
Techniquement, les vIBAN permettent d’associer plusieurs identifiants bancaires à un même compte, facilitant la comptabilité et le suivi des paiements. Mais cette flexibilité peut aussi être détournée. Les autorités pointent des montages où ces identifiants servent à masquer la destination réelle des fonds, notamment dans des schémas transfrontaliers où des flux internationaux apparaissent comme domestiques.
Ce manque de lisibilité complique le travail des autorités de contrôle et peut être exploité à des fins frauduleuses, en particulier pour tromper des victimes ou dissimuler des circuits de blanchiment. Le phénomène est loin d’être marginal : près de 1,7 million de vIBAN étaient actifs en France fin 2022, représentant environ 4 milliards d’euros de flux mensuels.
Face à ces risques, les régulateurs appellent à un renforcement des dispositifs de contrôle et de transparence. Des évolutions réglementaires sont attendues au niveau européen d’ici 2027, mais d’ici là, les acteurs doivent appliquer strictement les règles existantes pour limiter les abus.