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La recherche de recettes pour réduire les déficits publics remet la fiscalité de l’assurance-vie au centre des discussions. Plusieurs tentatives de durcissement ont récemment échoué, mais différentes pistes pourraient revenir lors des prochains débats budgétaires.
Une hausse des prélèvements sociaux figure parmi les options évoquées. Elle diminuerait notamment le rendement net des fonds en euros. Autre possibilité : calculer l’imposition des retraits selon l’ancienneté des versements, plutôt que celle du contrat, au risque de compliquer davantage les règles.
Les transmissions au décès constituent toutefois le principal sujet de débat. Le Conseil des prélèvements obligatoires propose de rapprocher leur taxation de celle des successions, tout en maintenant l’abattement de 152.500 euros par bénéficiaire. Cette réforme pourrait rapporter 1,25 milliard d’euros. Certains responsables politiques souhaitent également réduire cet avantage, tandis que l’exonération des intérêts issus des versements après 70 ans suscite des critiques.
Les assureurs et les associations d’épargnants défendent le régime actuel, rappelant que ce placement supporte déjà une fiscalité spécifique et que ses abattements n’ont pas suivi l’inflation.
Avec près de 42 % des ménages détenteurs d’un contrat, toute modification reste politiquement sensible à l’approche des élections. Ces propositions demeurent, à ce stade, des pistes dont l’adoption et les modalités restent incertaines.