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La hausse des contentieux liés aux crypto-actifs met les CGP sous pression. Face à des pertes parfois importantes, les investisseurs déçus se tournent vers ces intermédiaires, devenus des cibles privilégiées dans un cadre juridique encore mouvant.
L’essor des crypto-actifs s’accompagne d’une hausse notable des contentieux en France, mettant les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) sous pression. Face à des pertes parfois importantes, les investisseurs déçus se tournent vers ces intermédiaires, devenus des cibles privilégiées malgré leur rôle limité dans la chaîne d’investissement.
Encadré par le règlement européen MiCA, le secteur s’est structuré, mais l’ouverture du marché à de nombreux acteurs étrangers complexifie la situation. Les litiges reposent souvent sur des problématiques inédites : erreurs de transfert, perte de clés privées, piratages ou encore escroqueries sophistiquées. Autant de situations où la responsabilité est difficile à établir.
Dans ce contexte, le CGP occupe une position délicate. Ni émetteur ni prestataire technique, il reste pourtant l’interlocuteur direct du client. Sa responsabilité peut être engagée non pas pour le risque lui-même, mais pour un défaut d’explication ou de pédagogie. Le devoir d’information devient donc central.
Les risques spécifiques aux crypto-actifs sont multiples : opérationnels (mauvaises manipulations), technologiques (failles de smart contracts), cyber (piratages), mais aussi financiers (volatilité extrême, illiquidité). Une mauvaise compréhension de ces enjeux alimente les recours.
Pour se protéger, les CGP doivent renforcer leur cadre d’intervention : sélection rigoureuse des plateformes, vérification des statuts réglementaires et documentation précise des conseils. Surtout, ils doivent éviter de dépasser leur périmètre légal, l’activité de conseil en crypto nécessitant un agrément spécifique.