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Après plusieurs années de forte progression, les communes françaises ont très majoritairement choisi de stabiliser leurs taux de fiscalité locale en 2026. Selon une étude du cabinet FSL, seulement 11 des 198 villes de plus de 40.000 habitants ont augmenté leur taux cette année.
Les propriétaires subiront néanmoins une légère hausse de leur taxe foncière. Les valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul de l’impôt, ont été automatiquement revalorisées de 0,8 % en fonction de l’inflation. Pour une taxe foncière moyenne de 1.117 euros en 2025, cela représente environ 9 euros supplémentaires.
Quelques communes font toutefois exception avec des augmentations importantes. Aulnay-sous-Bois relève ainsi son taux de 29,9 %, Montrouge de 25 % et Fréjus de 22,4 %. À Mamoudzou, la hausse atteint même 95 %. À l’inverse, Nice a décidé de réduire ses taux de 13,2 %.
La proximité des élections municipales de mars semble avoir favorisé cette modération fiscale. Un phénomène similaire avait déjà été observé lors du précédent scrutin de 2020.
Cette stabilité pourrait cependant être temporaire. Les collectivités restent confrontées à plusieurs contraintes financières, notamment l’augmentation des cotisations de retraite de leurs agents, la diminution du Fonds vert et le quasi-gel des dotations versées par l’État.