Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
La réduction du déficit public en 2025 repose avant tout sur un levier classique : l’augmentation des prélèvements obligatoires. Selon le Haut Conseil des finances publiques, ces derniers ont progressé de 4,1 %, soit près de 51 milliards d’euros supplémentaires, atteignant 43,6 % du PIB.
La réduction du déficit public en 2025 repose avant tout sur un levier classique : l’augmentation des prélèvements obligatoires. Selon le Haut Conseil des finances publiques, ces derniers ont progressé de 4,1 %, soit près de 51 milliards d’euros supplémentaires, atteignant 43,6 % du PIB. Ce dynamisme fiscal a permis d’améliorer le solde budgétaire malgré une hausse continue des dépenses.
Près de la moitié de cette progression provient de mesures nouvelles, notamment la surtaxe sur les grandes entreprises, les ajustements de cotisations sociales ou encore la fin progressive de certains dispositifs de soutien énergétique. En parallèle, les recettes ont bénéficié d’un effet mécanique lié à la conjoncture économique, avec des rentrées fiscales spontanées plus élevées, notamment du côté de l’impôt sur les sociétés.
Dans le même temps, les dépenses publiques ont continué d’augmenter, atteignant plus de 56 % du PIB. Si l’État a contenu ses coûts grâce à une gestion plus rigoureuse, la dynamique reste tirée par les dépenses sociales et les engagements de long terme, limitant les marges de manœuvre.
Au final, si le déficit s’améliore, la situation reste fragile. La dette publique continue de progresser, dépassant 115 % du PIB. Pour les prochaines années, la consolidation budgétaire devra s’appuyer davantage sur des économies structurelles que sur la seule hausse des impôts.