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Les entreprises cotées n’ont jamais consacré autant d’argent au rachat de leurs propres actions. Le phénomène touche désormais l’ensemble des grands marchés, porté par des bénéfices élevés et d’importantes réserves financières.
Aux États-Unis, les sociétés du S&P 500 ont déjà autorisé plus de 1.000 milliards de dollars de rachats. Sur l’ensemble de l’année, le montant pourrait atteindre 1.400 milliards. L’Europe suit la tendance : les groupes du Stoxx 600 ont mobilisé environ 130 milliards d’euros depuis janvier. Au Japon, plus de 19.000 milliards de yens ont déjà été engagés, dépassant le précédent record annuel.
Les motivations diffèrent néanmoins selon les régions. En Europe, les banques et autres valeurs financières figurent parmi les acteurs les plus actifs. En Asie, les entreprises technologiques et les fabricants de semi-conducteurs occupent une place prépondérante.
Aux États-Unis, un changement se dessine. Les géants technologiques consacrent désormais des sommes considérables au développement de l’intelligence artificielle, réduisant leur capacité à racheter leurs titres. Le relais est pris par leurs fournisseurs, qui bénéficient directement de ces investissements. Nvidia prévoit ainsi un programme pouvant atteindre 120 milliards de dollars.