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À l’approche de l’échéance du 1er juillet 2026, le marché français des cryptoactifs entre dans une phase décisive. L’Autorité des marchés financiers (AMF) estime désormais « très improbable » qu’un acteur n’ayant pas encore engagé de démarche puisse obtenir son agrément dans les temps.
À l’approche de l’échéance du 1er juillet 2026, le marché français des cryptoactifs entre dans une phase décisive. L’Autorité des marchés financiers (AMF) estime désormais « très improbable » qu’un acteur n’ayant pas encore engagé de démarche puisse obtenir son agrément dans les temps. Le cadre européen MiCA, entré en vigueur fin 2024, impose des exigences nettement renforcées, proches de celles du secteur financier traditionnel.
Une trentaine de dossiers sont encore en cours d’instruction, mais le fossé se creuse entre les plateformes capables de se conformer et celles qui ne le pourront pas. Les principaux obstacles identifiés concernent les fonds propres, la qualité des dispositifs de contrôle interne et la cybersécurité. Autant de critères difficiles à satisfaire pour les structures les plus fragiles.
Le mouvement de consolidation est déjà enclenché. Certains acteurs quittent le marché français, d’autres se redéploient vers des juridictions européennes plus favorables, tandis que plusieurs cessent tout simplement leur activité. À ce jour, seule une minorité d’acteurs a obtenu l’agrément nécessaire.
Pour les retardataires, la sortie devra être organisée : information des clients, restitution des actifs et arrêt progressif des services. Plus qu’une formalité réglementaire, MiCA marque un tournant structurel, avec un secteur appelé à se professionnaliser et à se concentrer autour d’acteurs solides et mieux encadrés.