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Le Plan d’épargne retraite (PER) poursuit sa progression avec 12,9 millions de détenteurs et plus de 150 milliards d’euros d’encours fin 2025. Une dynamique qui confirme l’intérêt croissant des Français pour la préparation de la retraite, mais dont la pertinence mérite d’être nuancée.
Le principal argument du PER repose sur la déduction fiscale des versements. Pourtant, cet avantage concerne surtout les contribuables fortement imposés. Le produit apparaît particulièrement adapté aux foyers soumis à une tranche marginale d’imposition de 41 % ou 45 %, notamment les dirigeants, professions libérales et indépendants.
Pour les ménages faiblement imposés, l’intérêt fiscal est souvent limité, voire inexistant. À cela s’ajoute une contrainte importante : les sommes restent bloquées jusqu’à la retraite, sauf cas spécifiques comme l’achat de la résidence principale.
Autre point soulevé par les professionnels : la part réellement orientée vers les actifs non cotés demeure encore modeste malgré les ambitions affichées de financement de l’économie. Les investissements en private equity représentent environ 5 milliards d’euros, soit une fraction réduite des encours globaux.
Après plusieurs années portées par les transferts d’anciens produits retraite vers le PER, le marché entre désormais dans une phase plus mature. Cette étape pourrait permettre de mesurer la véritable attractivité du dispositif au-delà du seul argument fiscal.