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À huit mois de l’élection présidentielle, les marchés commencent à intégrer le risque politique français. Les tensions sont particulièrement visibles sur la dette publique, tandis que la Bourse de Paris échappe encore à des attaques spéculatives massives.
En réalité, les positions vendeuses des hedge funds restent concentrées sur quelques entreprises et ne traduisent pas, pour l’instant, de mouvement généralisé contre les valeurs françaises.
La prudence est néanmoins perceptible. Certains fonds internationaux éviteraient désormais des sociétés pourtant considérées comme solides, uniquement en raison de leur exposition à la France. Le CAC 40 ne gagne que 3 % depuis le début de 2026, nettement moins que Francfort, Londres ou Madrid. Cette sous-performance reflète déjà en partie les inquiétudes concernant la croissance et l’environnement politique français.
Les investisseurs surveillent particulièrement les programmes économiques des principaux candidats. Le Rassemblement national suscite moins d’inquiétude qu’autrefois depuis l’abandon de ses positions favorables à une sortie de l’euro ou de l’Union européenne. Jean-Luc Mélenchon est, en revanche, considéré comme plus préoccupant par les marchés en raison notamment de sa proposition d’annuler une partie de la dette publique.
À mesure que le scrutin approchera, les stratégies de couverture et les paris baissiers pourraient donc se multiplier.