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Depuis plusieurs mois, on entend la même question : peut-on encore être positif sur l’IA après un tel parcours boursier ? La réponse de Pierre-Alexis Dumont, Directeur des investissements chez Sycomore Asset Management.
Ma réponse reste oui. Parce que, derrière la hausse des marchés, il y a aujourd’hui quelque chose de beaucoup plus solide qu’un simple récit : des résultats, des investissements et une demande qui continuent d’accélérer.
Les dernières publications des hyperscalers l’ont encore montré, avec des chiffres globalement au dessus des attentes et des croissances du cloud souvent supérieures à 30%, et en accélération. Cette croissance reste, selon nous, le point central. Elle justifie une large part de la hausse des cours observée depuis le début de l’année. Surtout, elle rappelle qu’une valorisation ne se juge pas en absolu, mais au regard de la croissance embarquée.
Or, malgré leur rebond, le Nasdaq et la technologie américaine apparaissent aujourd’hui relativement moins chers qu’au cours des dernières années par rapport au reste du marché, précisément parceque leurs bénéfices progressent vite. Autrement dit, la hausse a été forte, mais elle s’appuie aussi sur une amélioration tangible des fondamentaux.
Bien sûr, cette dynamique impose plus de sélectivité. Nous avons beaucoup investi dans les “IA enablers”, ces acteurs indispensables de la chaîne de valeur des infrastructures IA, qui ont connu des hausses parfois spectaculaires.
Après ce rerating très puissant, nous redevenons aujourd’hui plus positifs, en relatif, sur les hyperscalers. Pourquoi ? Parce qu’ils ont la taille, les bilans et surtout l’avance d’exécution. Ils ont investi avant les autres, à grande échelle, et sont les mieux placés pour bénéficier d’un monde encore en déficit de puissance de calcul.