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À partir du 20 novembre 2026, les autorisations de découvert inférieures à un mois ou à 200 euros seront désormais considérées comme des crédits à la consommation, selon une directive.
À partir du 20 novembre 2026, les autorisations de découvert inférieures à un mois ou à 200 euros seront désormais considérées comme des crédits à la consommation, selon une directive européenne transposée en droit français début septembre. L’objectif affiché : mieux protéger les emprunteurs et prévenir les situations de surendettement.
Concrètement, les banques devront désormais effectuer une analyse de solvabilité avant d’accorder un découvert, même pour de faibles montants. Les établissements seront aussi tenus de fournir une information plus claire sur le coût et le fonctionnement de ce service.
Si Bercy insiste sur le fait que les découverts resteront autorisés, la mesure pourrait rendre leur obtention plus difficile, notamment pour les ménages modestes.
Or, le découvert reste un outil largement utilisé : 45 % des Français y recourent au moins une fois par an, selon Panorabanques. Les nouvelles exigences (consultation du Fichier national des incidents de remboursement (FICP), justificatifs de revenus et de charges) risquent donc d’exclure une partie des clients fragiles.
Face au tollé, le ministère de l’Économie a promis un suivi attentif de la réforme et réunira prochainement banques et associations de consommateurs pour en définir les modalités.