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Selon La Banque Postale, le conflit iranien ne devrait pas bouleverser le marché du crédit immobilier. Le scénario central reste celui d'une normalisation progressive, malgré les tensions énergétiques et inflationnistes ravivées par le conflit.
Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis, bien qu’il ravive les tensions énergétiques et inflationnistes, ne devrait pas bouleverser en profondeur le marché du crédit immobilier. Selon les projections de La Banque Postale, le scénario central reste celui d’une normalisation progressive, avec un impact globalement contenu.
D’abord, si le choc énergétique a fait grimper temporairement le pétrole au-dessus de 110 dollars, les anticipations restent orientées vers une détente, avec un retour attendu autour de 80 dollars d’ici la fin de l’année. Dans ce contexte, l’inflation est certes revue à la hausse (1,7 % en 2026 contre 1,2 % auparavant), mais sans dérapage majeur.
Côté taux, la trajectoire demeure relativement stable. Les taux directeurs de la BCE devraient rester autour de 2 % jusqu’en 2028, tandis que les taux immobiliers progresseraient modérément : environ 3,3 % en 2026 puis 3,4 % en 2027, après 3,1 % en 2025. Autrement dit, pas de choc brutal, mais une lente remontée liée aux taux longs.
Le marché immobilier lui-même entre dans une phase de stabilisation. Après un point bas à 800.000 transactions en 2024, le rebond à 950.000 en 2025 semble correspondre à un niveau d’équilibre durable. Les prix, eux, repartent légèrement à la hausse (+1 % par an), sans excès.
En revanche, les marges de progression restent limitées. Le pouvoir d’achat immobilier des ménages ne devrait pas s’améliorer significativement, les banques cherchant à restaurer leurs marges et les taux restant orientés à la hausse.