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Comprendre les avantages du Fonds d’assurance spécialisé (FAS) dans un contrat luxembourgeois : avec un assureur (Baloise), un Family Office (Ade-ci) et une banque dépositaire..
Nicolas : Bonjour à tous. Bienvenue pour cette table ronde Zoom Invest. Nicolas, responsable commercial Baloise Vie Luxembourg. J’ai l’honneur aujourd’hui d’être accompagné d’Amandine, du family office Ade-ci, cofondatrice de Muse Compliance également, et de Sébastien Champion, responsable des partenariats Swissquote Bank Europe.
Amandine, un petit mot peut-être sur ton parcours ?
Amandine : Oui, effectivement, j’ai une double casquette. D’une part, je suis la fondatrice d’Ade-ci Family Office, il y a quatre ans, après 20 ans en banque privée. Quand j’ai pris cette indépendance, j’ai eu besoin de m’accompagner de partenaires solides, donc Baloise bien entendu. Merci Nicolas pour ton accueil.
J’ai également cherché à être accompagnée au niveau réglementaire pour être bien au carré. Nous avons cofondé avec d’autres cabinets en gestion de patrimoine ainsi qu’un avocat dédié au réglementaire le logiciel Muse Compliance.
Je pense que c’est plus de ce sujet-là que l’on parlera aujourd’hui, parce que dans le cadre du FAS, c’est assez intéressant. Le rôle du conseiller dans un FAS est un petit peu plus important que dans un FID et demande effectivement d’avoir un réglementaire un petit peu plus récurrent, d’où l’intérêt d’automatismes pour fluidifier vraiment la relation client.
Nicolas : Merci. Sébastien, du côté de chez Swissquote Bank Europe ?
Sébastien Champion : Swissquote, c’est un groupe suisse coté sur le SIX, avec une valorisation de 3,8 milliards de CHF. Aujourd’hui, le groupe a des actifs à hauteur de 60 milliards.
Je représente les activités européennes de ce groupe, qui se sont construites à travers l’acquisition de structures internes, avec une typologie de clientèle plutôt internationale affluent, et de Keytrade Bank Luxembourg, qui avait une typologie de clientèle plus locale, plus retail.
Aujourd’hui, nous avons une offre qui s’adresse à la fois aux particuliers, mais également aux asset managers, aux sociétés, aux family offices et aux CGP sur compte-titres et assurance vie.
Nicolas : Amandine, dans ton rôle de family office, tu conseilles le contrat d’assurance vie luxembourgeois. Qu’est-ce qui, pour toi, en fait un véhicule intéressant ?
Amandine : Déjà, c’est une assurance vie avec la fiscalité française de l’assurance vie. Là, ce n’est pas plus intéressant qu’un contrat d’assurance vie français, mais cela reste l’enveloppe préférée des Français.
Après, ce qui est plus lié au Luxembourg, c’est bien entendu le triangle de sécurité, le fait que l’on puisse avoir accès à des contrats dans plusieurs devises et surtout, moi, ce que j’apprécie, c’est la souplesse.
Que ce soit la souplesse à un moment donné, c’est-à-dire que l’on peut aller chercher des offres. Il n’y a pas de liste. On peut faire du private equity, des produits structurés, des OPCVM bien sûr, mais aussi des ETF, on n’est pas bloqué. On est aussi en temps réel, donc il n’y a pas cette question de J+2 ou J+3. C’est une grande souplesse.
La deuxième souplesse que je vois, c’est dans le temps. Pour avoir récupéré des clients avec de vieux contrats et de vieilles listes qui ne sont plus du tout adaptées à la conjoncture actuelle, c’est parfois difficile de réussir à créer de la performance et à bien conseiller quand on est trop limité par un contrat.
Là-dessus aussi, la structure du contrat d’assurance vie luxembourgeois fait que l’on sait que l’évolution va correspondre à chaque époque. On ne sera pas bloqué.
Nicolas : Parfait. On connaît à Luxembourg les FID, fonds internes dédiés avec une gestion discrétionnaire. On connaît maintenant depuis quelques années les FAS, fonds d’assurance spécialisés, qui permettent aux conseillers de sélectionner les actifs. De ton côté, pour tes clients, que conseilles-tu : FID ou FAS ?
Amandine : Je pense que ce ne sont pas les mêmes clients. Dans le FID, on va chercher un mandat de gestion. Une fois qu’on le met en place, le rôle du conseiller, c’est le suivi, mais il y a moins d’intervention.
Dans le cadre du FAS, on s’adresse plus à des clients qui vont rechercher à rentrer plus dans les investissements. On va avoir plus d’échanges avec eux. L’idée, c’est de pouvoir leur présenter différentes classes d’actifs, toutes éligibles aux contrats d’assurance vie luxembourgeois, mais finalement de codécider quelque part.
Dans ce cadre-là, on a l’échange. On doit faire ce rapport d’adéquation. C’est pour cela que Muse Compliance est particulièrement utile dans le cadre du FAS. Derrière, on passe les ordres avec toute la souplesse du FAS. Ce sont donc deux typologies de clients. Le client du FAS est un petit peu plus sophistiqué, il rentre plus dans les investissements. Il a besoin de transparence et de plus d’échanges aussi.
Nicolas : Sébastien, du côté de Swissquote, comment apportes-tu un avantage aux conseillers financiers et aux family offices qui utilisent les FAS, vis-à-vis de ton rôle de banque dépositaire ?
Sébastien Champion : Swissquote Bank Europe met à disposition de ces apporteurs, family offices et CGP, les outils afin de faciliter le passage d’ordre, que ce soit à travers l’application mobile ou le site internet.
L’offre Swissquote est différente en ce sens qu’elle est digitale par nature. Nous avons la possibilité de checker en temps réel ces comptes. Le compte est multidevise par nature. Ce n’est pas forcément quelque chose que l’on retrouve dans des banques traditionnelles. Cela permet à des clients qui, comme le disait Amandine, sont un peu plus interventionnistes, d’avoir des outils innovants et performants.
Nicolas : On a parlé FAS. Qu’est-ce qu’on y met à l’intérieur ? ETF, fonds, produits structurés ? Comment gères-tu l’allocation, peut-être sur des classes d’actifs plus spécifiques ?
Amandine : Effectivement, sur tout ce qui est produit buy and hold, on peut penser aux produits structurés, au private equity, même aux obligations à échéance qui sont revenues au goût du jour. Cela correspond vraiment à tous les clients.
Le FAS au Luxembourg permet de faire des produits sur mesure. On n’a pas besoin de faire référencer. Il faut quand même que la structure de risque corresponde au FAS du client. Mais une fois que l’on a mis cela en place, on peut aller chercher toute la richesse d’allocations d’actifs sans contrainte. Le FAS n’est pas une contrainte par rapport à une allocation d’actifs ouverte.
Nicolas : Et du côté de Swissquote, l’intégration, l’accès à des classes d’actifs de type ETF, produits structurés, private equity ?
Sébastien Champion : Au-delà des actifs traditionnels que l’on met à disposition, de type actions, obligations, fonds, ETF, nous avons la possibilité d’accepter des produits structurés, qu’ils soient sur mesure ou de campagne. Nous avons également depuis peu la possibilité d’émettre nous-mêmes des produits structurés.
Nicolas : Swissquote est également dépositaire pour des sociétés de gestion dans le cadre de FID ?
Sébastien Champion : Effectivement. En tant que banque dépositaire, nous avons la possibilité d’accepter à la fois des fonds internes dédiés, mais également des fonds d’assurance spécialisés.
Nicolas : En conclusion, Amandine, si tu devais résumer ton intervention sur un contrat luxembourgeois avec un client qui va souscrire un contrat Baloise en y incluant un FAS avec des produits structurés, du private equity, etc., comment pourrais-tu résumer ce cheminement ?
Amandine : Je pense qu’il faut regarder le parcours client. Quand on voit que l’allocation du client va être mieux prise en compte dans un contrat luxembourgeois, on ouvre le contrat. On peut choisir de faire un FID, par exemple pour 50 % de l’encours, et confier cela à un bon gérant.
Pour les 50 % restants, on va aller sur des positions soit plus sophistiquées, et là on va pouvoir ouvrir le FAS. L’intérêt du FAS, c’est qu’à chaque fois que l’on a des échanges que l’on veut les plus riches possible avec le client, on ne va pas être bloqué par la partie réglementaire.
On échange, on automatise avec Muse Compliance le rapport d’adéquation qui correspond à nos échanges et à l’intérêt de chaque produit, évidemment. Ensuite, on va passer l’ordre sur le FAS avec une rapidité d’exécution, celle du FAS, un peu plus favorable pour le client que celle du contrat d’assurance vie français.
Nicolas : Merci à vous deux pour cette mise en lumière du contrat luxembourgeois, entre souplesse, FID, FAS et produits structurés. Merci Nicolas pour ton accueil.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations. À bientôt.