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Présentée comme un outil de transmission avantageux, l’assurance-vie cache une zone d’ombre juridique aux conséquences potentiellement lourdes pour les bénéficiaires.
Présentée comme un outil de transmission avantageux, l’assurance-vie cache une zone d’ombre juridique aux conséquences potentiellement lourdes pour les bénéficiaires. À la mort de l’assuré, deux fiscalités se superposent : les prélèvements sociaux post-mortem sur les produits non encore taxés du vivant, et la fiscalité décès prévue aux articles 990 I et 757 B du Code général des impôts. Problème : aucun texte ne précise l’ordre d’application de ces deux impositions.
Doit-on d’abord déduire les prélèvements sociaux avant d’appliquer la fiscalité décès ? Ou les deux taxations s’appliquent-elles sur la même assiette ? L’incertitude entretient une possible double imposition des intérêts intégrés dans les capitaux transmis. L’article 136-7 du Code de la Sécurité sociale impose en effet les contributions sociales sur tous les produits non encore taxés au moment du décès. Mais le Code général des impôts, lui, ne prévoit aucune coordination entre ces prélèvements et la fiscalité successorale.
En pratique, les assureurs n’appliquent pas les mêmes méthodes : certains déduisent les prélèvements sociaux avant la fiscalité, d’autres cumulent les deux sur la base brute, plus pénalisante. Une « zone grise » qui fragilise les stratégies patrimoniales et alourdit la facture pour les bénéficiaires. En l’absence de clarification officielle, mieux vaut interroger l’assureur avant toute souscription pour maximiser la part réellement transmise.