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Trois ans après son lancement, le produit paneuropéen d’épargne-retraite individuelle (PEPP) affiche un bilan dérisoire : à peine 5.000 épargnants et 12 millions d’euros d’encours.
Trois ans après son lancement, le produit paneuropéen d’épargne-retraite individuelle (PEPP) affiche un bilan dérisoire : à peine 5.000 épargnants et 12 millions d’euros d’encours, selon la Cour des comptes européenne.
Conçu pour incarner l’Union de l’épargne et de l’investissement, il n’a séduit ni les particuliers ni les acteurs financiers, rebutés par un plafond de frais jugé trop bas et par la lourdeur de la portabilité fiscale entre États membres. En France, il n’a jamais été distribué.
Pour éviter la disparition pure et simple du dispositif, la Commission européenne propose une réforme profonde du règlement PEPP. L’objectif est de simplifier radicalement le produit et de créer deux versions distinctes. Le « PEPP de base », ultra-standardisé et peu coûteux, serait investi à 95 % dans des actifs simples et soumis à une nouvelle logique de « value for money » supervisée par l’Eiopa. Un second produit, plus flexible et personnalisable, ciblerait un public accompagné d’un conseil financier.
Bruxelles souhaite également rapprocher le traitement fiscal du PEPP de celui des dispositifs nationaux et envisage même l’affiliation automatique des salariés, à l’image du modèle britannique. Mais rien ne garantit que les acteurs se saisiront de cette nouvelle mouture. En France notamment, où le PER est solidement installé, le PEPP risque de rester marginal malgré le volontarisme de Bruxelles.