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Pour financer son budget 2026, Sébastien Lecornu mise sur les contribuables les plus aisés. Il prévoit deux leviers fiscaux majeurs visant les foyers déclarant plus de 250.000 euros de revenus (ou.
Pour financer son budget 2026, Sébastien Lecornu mise sur les contribuables les plus aisés. Il prévoit deux leviers fiscaux majeurs visant les foyers déclarant plus de 250.000 euros de revenus (ou 500.000 pour un couple), avec un objectif de 3 milliards d’euros de recettes supplémentaires.
La première mesure consiste à reconduire la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), instaurée en 2025 par l’équipe Barnier. Cet impôt plancher garantit que les foyers concernés paient au moins 20% de leurs revenus en impôts (IR, IFI, flat tax inclus). Si ce seuil n’est pas atteint, ils versent la différence à l’État.
Deuxième levier : un durcissement de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), surnommée « surtaxe Sarkozy ». Actuellement, elle frappe les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250.000 euros (500.000 pour un couple), à des taux de 3% ou 4%. Il est notamment envisagé d’ajouter une nouvelle tranche supérieure, doublant le rendement de la mesure à environ 1,5 milliard d’euros.
Enfin, une mesure anti-optimisation visant les holdings patrimoniales soupçonnées de stocker des dividendes non distribués compléterait le dispositif, avec 1 milliard d’euros attendus.
Au total, la contribution des plus riches pourrait ainsi atteindre jusqu’à 4,5 milliards d’euros, un montant supérieur à ce qu’aurait rapporté un retour de l’ISF, que le gouvernement écarte pour l’instant.