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L’adoption par le Sénat de sa version du projet de loi de finances pour 2026 a provoqué une réaction immédiate et ferme du gouvernement.
L’adoption par le Sénat de sa version du projet de loi de finances pour 2026 a provoqué une réaction immédiate et ferme du gouvernement. À l’issue du vote en première lecture, le déficit public atteindrait 5,3 % du PIB l’an prochain, un niveau jugé « inacceptable » par Bercy, alors que l’exécutif s’était fixé comme ligne rouge un déficit inférieur à 5 %.
Ce dérapage place désormais la commission mixte paritaire face à un exercice périlleux : trouver un compromis politique tout en identifiant près de 10 milliards d’euros de redressement budgétaire.
Le texte sénatorial s’éloigne sensiblement de la copie initiale de l’exécutif. Les sénateurs ont allégé les recettes d’un peu moins de 8 milliards d’euros, notamment en supprimant la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises et en réduisant fortement la taxe sur les holdings.
En parallèle, les économies votées sur les dépenses de l’État, bien réelles, restent insuffisantes pour compenser ces choix, malgré des coupes ciblées dans France 2030, la formation professionnelle ou la fonction publique.
Pour le ministre de l’Économie, Roland Lescure, le message est clair : « cela ne passe pas ». La majorité sénatoriale de droite assume ses arbitrages et refuse toute hausse d’impôts, tandis que la gauche dénonce un manque de sérieux budgétaire. La CMP devra désormais trancher entre rigueur financière et lignes rouges politiques, sous la pression d’un calendrier serré et d’une crédibilité budgétaire fragilisée.