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Une vague silencieuse, mais massive de transferts d’épargne français s’intensifie depuis 2024, alimentée par l’incertitude politique, les tensions budgétaires et les multiples.
Une vague silencieuse, mais massive de transferts d’épargne français s’intensifie depuis 2024, alimentée par l’incertitude politique, les tensions budgétaires et les multiples propositions fiscales débattues à l’Assemblée. Gestionnaires de fortune et fiscalistes constatent une envolée inédite des demandes de placement hors de France, portée par un besoin de sécurité et de diversification. Les investissements des Français dans les assurances-vie luxembourgeoises ont bondi de 54 % en 2024, atteignant un record de 13,8 milliards d’euros.
Selon les professionnels, ces mouvements ne relèvent pas d’une volonté d’évasion, mais d’une réaction de protection psychologique, accentuée par la méfiance suscitée par la loi Sapin 2 et par les débats sur la taxation du capital.
La clientèle elle-même évolue : aux grandes fortunes s’ajoutent désormais des cadres, médecins, entrepreneurs de PME et même de jeunes actifs disposant de 800.000 à 1 million d’euros d’épargne.
Si ce phénomène reste légal et transparent, il inquiète pour ses conséquences économiques. De nombreux entrepreneurs anticipent une fiscalité plus lourde et liquident leurs participations pour mettre leurs capitaux à l’abri, privant l’économie productive de ressources clés.
Surtout, cet exil patrimonial pourrait n’être qu’une première étape : 30 à 40 % des nouveaux clients envisagent désormais une expatriation fiscale. Dans un climat d’anxiété durable, la France voit déjà son épargne filer… et pourrait bientôt perdre ses contribuables.