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Contrairement à une idée répandue, le niveau élevé des aides publiques ne compense pas la forte pression fiscale pesant sur les entreprises françaises.
Contrairement à une idée répandue, le niveau élevé des aides publiques ne compense pas la forte pression fiscale pesant sur les entreprises françaises. C’est la conclusion d’une note de François Ecalle, fondateur de FIPECO, qui s’appuie sur les données d’Eurostat pour mesurer les prélèvements nets acquittés par les entreprises, une fois les subventions et crédits d’impôt déduits.
En 2024, les entreprises françaises ont supporté 309 milliards d’euros de prélèvements nets, soit environ 20 % de leur valeur ajoutée. Ce ratio place la France au troisième rang de l’Union européenne, derrière Chypre (27 %) et la Suède (23 %), et très loin devant l’Allemagne, limitée à 12 %. Avant aides, les impôts et cotisations patronales atteignaient même 382 milliards d’euros, soit près d’un quart de la valeur ajoutée.
La singularité française tient surtout au poids des impôts de production et des cotisations sociales patronales, nettement plus élevés que chez la plupart de ses voisins. Certes, les aides publiques sont importantes (73 milliards d’euros en 2024, soit près de 5 % de la valeur ajoutée), mais elles ne suffisent pas à rééquilibrer l’ensemble.
Dans un contexte budgétaire contraint, réduire rapidement cette pression apparaît difficile. François Ecalle plaide plutôt pour une évaluation plus rigoureuse de l’efficacité des aides existantes, tout en soulignant la complexité politique d’une réforme qui créerait inévitablement gagnants et perdants.