Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Le débat autour d’un éventuel retour de l’ISF s’accompagne souvent de la crainte d’une fuite des grandes fortunes françaises.
Le débat autour d’un éventuel retour de l’ISF s’accompagne souvent de la crainte d’une fuite des grandes fortunes françaises. Pourtant, une récente étude du Conseil d’analyse économique (CAE) relativise fortement ce risque. Selon ses auteurs, la fiscalité du capital influence peu l’expatriation des plus aisés, et son effet global sur l’économie reste finalement assez limité.
Les données montrent qu’en moyenne seulement 0,2% du Top 1% des patrimoines s’expatrie chaque année, soit moins que dans la population générale. Les épisodes fiscaux récents (hausse de 2012-2013 puis allégement de 2017-2018) n’ont entraîné que des variations marginales, de quelques centièmes de points de pourcentage. Le CAE estime ainsi qu’une hausse de 1 point de fiscalité sur le capital provoquerait une expatriation supplémentaire comprise entre 0,02% et 0,23% des foyers concernés.
Un retour de l’ISF (3 à 4,5 milliards d’euros de recettes) ne se traduirait donc que par quelques départs supplémentaires, avec un impact macroéconomique marginal : au maximum -0,05% de valeur ajoutée et -0,04% d’emplois.
En revanche, l’étude met en garde sur l’optimisation fiscale, jugée bien plus coûteuse pour les recettes publiques que l’exil fiscal, et qui reste la principale réponse des contribuables fortunés face à une hausse d’impôt.