Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Le président de l’AFER, Gérard Bekerman, dénonce avec vigueur le projet d’amendement parlementaire visant à restreindre la liberté de sortie du Plan d’épargne retraite individuel.
Le président de l’AFER, Gérard Bekerman, dénonce avec vigueur le projet d’amendement parlementaire visant à restreindre la liberté de sortie du Plan d’épargne retraite individuel (PERin). Selon lui, ce texte porté par un député socialiste remettrait en cause l’un des succès les plus notables de l’épargne longue en France.
Créé en 2019, le PERin compte aujourd’hui 7 millions de souscripteurs pour 100 milliards d’euros d’encours. Gérard Bekerman rappelle que ce dispositif, fondé sur la liberté de sortie en rente ou en capital, avait remplacé les anciens produits « tunnels » (PERP, Madelin) et redonné confiance aux épargnants. Modifier cette règle reviendrait, selon lui, à rompre le contrat moral et juridique passé avec les épargnants.
Il juge la proposition juridiquement fragile, car elle changerait la nature économique du contrat en cours, et économiquement absurde, puisqu’elle viendrait taxer une épargne déjà destinée à la retraite. Le PERin n’est pas, insiste-t-il, une niche d’optimisation fiscale, mais un outil de prévoyance et de responsabilité individuelle.
« Interdire la souplesse, c’est punir la prévoyance », fustige Gérard Bekerman, qui voit dans cette initiative un signe de défiance envers les épargnants.
L’AFER, conclut-il, continuera à défendre « la liberté d’épargne et la stabilité du cadre contractuel », conditions essentielles à la confiance et à l’investissement de long terme.