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La France s’apprête à connaître une vague sans précédent de transmissions patrimoniales. D’ici dix ans, environ un quart de la richesse des ménages changera de main, et la moitié d’ici 2050, soit.
La France s’apprête à connaître une vague sans précédent de transmissions patrimoniales. D’ici dix ans, environ un quart de la richesse des ménages changera de main, et la moitié d’ici 2050, soit entre 5.000 et 7.000 milliards d’euros.
Ce phénomène, qualifié de « great wealth transfer » dans le monde anglo-saxon, résulte à la fois du vieillissement des générations du baby-boom et de la flambée de la valeur des actifs financiers et immobiliers. Le nombre annuel de décès, de 650.000 en 2023, devrait dépasser 700.000 avant 2030 puis 800.000 d’ici 2040, entraînant mécaniquement davantage de successions.
Le patrimoine privé, aujourd’hui équivalent à six années de revenu national (contre trois dans les années 1950), est en grande partie concentré chez les plus de 70 ans. Leur épargne continue de croître, alimentant la manne à transmettre. Les droits de succession en témoignent : ils ont doublé en dix ans, atteignant 16 milliards d’euros par an.
Cette redistribution accentue néanmoins les inégalités. L’héritage représente déjà plus de la moitié du patrimoine total, un ratio en forte progression. Mais la répartition reste très inégale : la moitié des Français recevra moins de 70.000 euros, tandis qu’une minorité captera des montants considérables, renforçant le poids des « super-héritages ».**Bold**