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La prime de partage de la valeur en France traverse une période de déclin, marquée par une baisse significative des versements depuis sa fiscalisation en début d'année 2024.
La prime de partage de la valeur en France traverse une période de déclin, marquée par une baisse significative des versements depuis sa fiscalisation en début d'année 2024. Effectivement, selon l'Insee, au premier trimestre de cette année, ces versements ont chuté de plus de moitié par rapport à l'an dernier, passant de 1,2 milliard à 490 millions d'euros.
\n\nCette prime, initialement conçue comme une réponse aux préoccupations des Français concernant leur pouvoir d'achat a été largement adoptée par les employeurs lors des négociations annuelles obligatoires ces dernières années. Cependant, les règles ont évolué en 2024.
\n\nDésormais, même si l'exonération des cotisations sociales est maintenue, elle ne comprend plus la CSG et la CRDS. De plus, l'exonération d'impôt sur le revenu pour les salariés gagnant jusqu'à trois fois le SMIC n'est maintenue que dans certaines conditions spécifiques. Par conséquent, beaucoup d'entreprises ont réévalué leur politique de rémunération.
\n\nCette tendance a également eu un impact sur les salaires horaires, avec une croissance moins marquée au premier trimestre 2024 par rapport aux trimestres précédents. Eric Heyer, économiste à l'OFCE, suggère que les entreprises pourraient désormais privilégier une augmentation des salaires plutôt que des primes, en raison de la fiscalisation de cette dernière.
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