Le nouveau Premier ministre, Michel Barnier, a ouvert le débat à l'Assemblée Nationale concernant son projet de loi de finances (PLF) pour 2025, mais les discussions sont déjà marquées par des tensions, en particulier en ce qui concerne les recettes fiscales.
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Ces derniers jours, lors de l'examen en commission des Finances, le débat s'est transformé en une véritable "foire d'empoigne fiscale", avec des amendements qui prévoyaient de tripler les hausses d'impôts initialement prévues, atteignant 60 milliards d'euros.
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Parmi les propositions tous azimuts du PLF on retrouvait le relèvement de la "flat tax", le retour de l'"exit tax", ou encore des modifications sur les successions et les superprofits. Mais la commission des Finances a rejeté l'ensemble des mesures liées aux recettes, ce qui oblige le gouvernement à réexaminer le texte.
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Si la même situation se reproduit lors de l'examen en séance plénière, cela pourrait jouer en faveur de Michel Barnier, en permettant d'envoyer la version initiale du PLF directement au Sénat. Toutefois, cela ne serait pas sans risques pour le gouvernement, qui pourrait être contraint de recourir à l'article 49.3 pour imposer le texte, comme lors de l’exercice 2023.
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