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Coup double pour les oppositions à l’Assemblée nationale. Dans la soirée du 29 octobre, les députés ont adopté deux amendements emblématiques du budget 2026, l’un porté par La France insoumise (LFI).
Coup double pour les oppositions à l’Assemblée nationale. Dans la soirée du 29 octobre, les députés ont adopté deux amendements emblématiques du budget 2026, l’un porté par La France insoumise (LFI) et l’autre par le Rassemblement national (RN), visant à accroître la fiscalité des grands groupes sur les superdividendes et les rachats d’actions. Deux revers de taille pour le gouvernement, qui y était fermement opposé.
Le premier amendement, proposé par LFI, instaure une contribution exceptionnelle sur les dividendes des entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 750 millions d’euros et dont les distributions ont augmenté de plus de 25 % par rapport à la période pré-Covid. La mesure prévoit notamment un taux progressif, selon l’ampleur de la hausse. LFI justifie cette taxe comme un moyen de rediriger les profits vers l’investissement et les salaires, plutôt que vers les actionnaires.
Peu avant, le RN avait déjà fait adopter un amendement visant à tripler la taxe sur les rachats d’actions, la portant de 8 à 33 %, et en élargissant son champ à toutes les entreprises de plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Le gouvernement, par la voix d’Amélie de Montchalin, a dénoncé une « sanction de la réussite », estimant que ces mesures risquent de pénaliser la croissance et l’emploi.