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Le projet gouvernemental visant à instaurer une taxe sur la trésorerie des holdings, présentée comme une « rente dormante », provoque la colère des acteurs économiques.
Le projet gouvernemental visant à instaurer une taxe sur la trésorerie des holdings, présentée comme une « rente dormante », provoque la colère des acteurs économiques. Pour Charles-Henri Bujard, président de l’Association française du family office (AFFO), cette mesure, intégrée au projet de loi de finances 2026, révèle une profonde méconnaissance du rôle économique des sociétés mères.
Dans les faits, la trésorerie d’une holding n’est pas un revenu dissimulé, mais un outil de stabilité et d’investissement. Vouloir taxer le stock reviendrait à créer une « fiction fiscale », contraire au principe de réalisation du revenu prévu par le Code général des impôts. Les bénéfices non distribués servent à financer la croissance, soutenir les filiales ou absorber les crises, explique Charles-Henri Bujard, dénonçant une vision punitive de l’épargne productive.
Selon lui, cette mesure affaiblirait les fonds propres des groupes familiaux, renchérirait le coût du capital et freinerait les investissements à long terme. « La holding n’est pas un artifice fiscal, mais un pilier de la souveraineté économique », rappelle-t-il, appelant l’État à « encourager plutôt que décourager ceux qui croient au temps long ».