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À Patrimonia 2025, M&G Investments détaille ses convictions en actions, crédit à taux variable et dette privée.
À Patrimonia 2025, Adrien de M&G Investments fait le point sur les stratégies recherchées par les investisseurs, des actions européennes à l'obligataire et aux actifs privés.
Il explique pourquoi la recherche et la sélectivité deviennent centrales, notamment face à des rendements embarqués moins favorables sur les fonds datés et les stratégies indicielles.
<p>Allez, je reçois une belle maison de gestion britannique : M&G Investments. Adrien, merci de nous rejoindre ce matin sur ce Patrimonia 2025. Bonjour Stéphane. D'abord, comment ça se passe ce Patrimonia ? </p> <p>Comme d'habitude ? Bon millésime ? Oui, bon millésime. Enfin, ça commence tout juste, mais ça commence très fort. </p> <p>On a énormément de monde, déjà pas mal de monde qui est passé sur le stand, qui nous ont contacté en amont, pour faire des points sur les différentes stratégies. Alors là, pour le coup, il y a un vrai retour sur les actions, l'Europe, beaucoup de recherche sur l'obligataire, des solutions, et des grosses questions sur nos expertises de dettes privées... - C'est ça qui est magnifique. - ...
où ils cherchent à investir. </p> <p>J'adore interroger Adrien parce que Adrien, il est comme moi, il prépare déjà avec le petit sommaire de l'entretien. Alors justement, on va parler un peu des actualités. On fait un petit tour très rapide sur les actions, marchés actions, évidemment M&G. Tu as envie de mettre quoi en avant ? </p> <p>Une stratégie particulière ? Alors historiquement, sur les actions, on est très présent, toujours avec des approches globales. On a M&G (Lux) Global Dividend Fund, qui aujourd'hui, offre de la visibilité sur la croissance de dividendes, un dividende important et des valorisations basses. Et on a un vrai retour d'intérêt.
</p> <p>On voit des investisseurs qui cherchent une approche plus régionale, sur l'Europe pour switcher des US vers l'Europe, et bouger aussi de la croissance vers de la value. Et on a une expertise phare qui a 18 ans et qui a pu performer, surperformer l'Europe, l'Europe growth, l'Europe value, avec une approche un peu plus blend, un process très strict d'achat/vente, et qui a fait ses preuves et qui est pas mal investi. Tu peux rappeler le nom du fonds ? C’est M&G (Lux) European Strategic Value Fund. </p> <p>Au cas où, on ne le connaisse pas, parfait. Alors moi je vais venir quand même sur le terrain qui m'intéresse, on va parler un peu de l'actif obligataire. Quelle est la vision chez M&G ? Quelle est ta vision Adrien ?
</p> <p>Parce que tu sais qu'il y a eu un gros consensus autour de cette classe d'actifs. Est-ce qu'il faut toujours faire de l'obligataire, et comment est-ce qu'il faut le faire ? Alors, l'obligataire, c'est notre classe phare, on en gère 200 milliards. On a différentes approches. </p> <p>- Une paille. - Voilà, une paille. Mais on a des fonds globaux flexibles et on a des fonds plus spécifiques, sur des gisements qui pour nous, offrent vraiment une spécificité et de la valeur aujourd’hui. C'est dû à notre tradition d'innovation sur l'univers obligataire. </p> <p>Et les investisseurs pendant longtemps sont figés sur des rendements embarqués, notamment sur les fonds datés, des stratégies indicielles. Combien marchaient ?
On a eu une baisse de taux, on a eu des resserrements de spread, donc ça a été une très bonne chose. Aujourd'hui, les rendements embarqués sont un peu plus difficiles et il faut faire preuve un peu plus de sophistication, de recherche, être un peu plus discriminant pour aller générer de l'alpha, de la performance, et embarquer des rendements élevés. </p> <p>Et nous, ils nous questionnent beaucoup sur comment avoir Et nous, ils nous questionnent beaucoup sur comment avoir un rendement au-dessus de 4%, qui est le socle du fonds en euros. C'est la grosse question. C'est la performance plancher à battre, pour faire de l'obligataire plutôt que du fonds euros. Exactement, pour qu'il y ait une prime de rendement, une prime de risque.
</p> <p>Et on a une stratégie là-dessus, qui est M&G (Lux) Global Floating Rate High Yield, c'est du high yield à taux variable, donc c'est du high yield monde, et à taux variable, c'est-à-dire qu'on se base sur le monétaire plus le spread de crédit. C'est une classe d'actifs qui a moins bénéficié des flux d'investissements. Alors chez nous, on gère ça depuis douze ans, on a 3 milliards sur la stratégie. Cinq étoiles Morningstar, donc, il y a un vrai process éprouvé et qui a traversé différents crash de marchés. </p> <p>Donc c'est assez intéressant. Il y a eu beaucoup de volatilité sur l’univers obligataire et le fonds est resté très stable par rapport à ses pairs. Il a apporté aussi de la décorrélation.
Et aujourd'hui, tout simplement, on affiche un rendement embarqué, donc ce que regarde tout le monde, de 7,1% en euros couverts, c'est élevé, et surtout, ça devrait permettre de bénéficier de gains sur le capital, parce que ces spreads devraient se resserrer, les investisseurs se positionnent dessus, donc il y a de la demande. </p> <p>Donc, mécaniquement, les spreads vont se resserrer et les obligations se revaloriser. Donc on a une vraie visibilité là-dessus, en plus d'une d'une séniorité, parce qu'on est dans un monde... Si les taux baissent, c'est aussi qu'il y a un ralentissement économique potentiellement. Il peut y avoir un peu de taux de défaut.
</p> <p>Et donc, au-delà de regarder uniquement le rating, la qualité des sociétés, et le rendement en face, il faut aussi regarder la séniorité. C'est le taux de recouvrement que vous aurez, les garanties, les actifs tangibles que vous avez en face de votre dette pour être remboursé, si jamais il y a un épisode de crédit. Évidemment, donc on revient finalement... Parce qu'il y a eu un gros consensus sur les fonds datés, on est d'accord qu'on revient sur les fonds obligataires, j'ai envie de dire, plus classiques, mais comme tu dis, sophistiqués. </p> <p>J'aime beaucoup ce mot qui te va très bien d'ailleurs. Voilà, où il va falloir de l'expertise, en fait. Des analystes, des gérants, des tables de négociation pour le faire.
Chez M&G, on a des moyens assez importants. </p> <p>Chez M&G, on a des moyens assez importants. Comme vous ne démarrez pas depuis hier... Voilà. Dernière question, parce qu'il nous reste finalement peu de temps, ça passe très très vite. </p> <p>Autre classe d'actifs que nous aimons bien, nous les CGP, banquiers privés et CGPI, c’est le private equity. Comment est-ce que vous l'adapter à votre stratégie ? Comment, nous, on peut aller chercher chez M&G, des solutions ? Alors, depuis un moment, M&G travaille sur l’apport de solutions. </p> <p>On gère 90 milliards d'actifs privés dont 30 milliards de dettes. Donc on se concentre dans un premier temps... Les chiffres sont toujours lunaires quand on discute avec M&G.
Après, c'est un groupe mondial, historique, on existe depuis 1901. </p> <p>Il y a encore plus gros que nous. Ce qui est important, c'est la décorrélation qu'on va apporter, les solutions d'investissement. Et on a un fonds ELTIF 2, Evergreen, VL mensuelles, qui totalise près d'un milliard d'encours, qui a été lancé il y a près de deux ans. Au début, c’était un ELTIF 1, puis il a migré. </p> <p>Donc, c'est une solution qui embarque un rendement d'environ 8%. Il y a une prime d’illiquidité due aux crédits privés, à la dette privée. Moins de volatilité. Et là-dessus, on va apporter une expertise pour apporter de la liquidité, donc mensuelle. </p> <p>C'est un véhicule luxembourgeois, donc pas accessible en contrat français.
C'est que contrat luxembourgeois. Voilà, c'est le détail, mais la plupart des investisseurs qui s'intéressent à ça, le font de plus en plus en compte-titres, via différentes plateformes ou sur des contrats luxembourgeois. Et on se rend compte, qu’il y a même de l'intérêt sur des stratégies plus pour les investisseurs professionnels, ou dit avertis, à partir d'un montant un peu plus élevé, c'est-à-dire, un ciblage un peu plus élevé en termes de stratégies. </p> <p>Sophistiqué. Sophistiqué, si on veut, en quelque sorte, mais toujours avec une VL mensuelle, où on va être sur du crédit structuré. Et là, le rendement est supérieur, là encore. Mais est-ce que c'est pas plus mal ?
</p> <p>Parce que finalement, le private equity, même en Evergreen, je suis pas sûr que ce soit accessible à tout le monde, encore. Ça reste quand même une classe d'actifs qu'il faut comprendre. Exactement, il faut la comprendre et il faut des moyens pour la gérer, parce que la plupart des obligations, que ce soit en crédit structuré, ou en dette privée, on a pas d'agences de notation ou de coverage d'analystes. Et donc il faut avoir ses propres équipes en interne pour les analyser, les couvrir, avoir des convictions dessus, et prendre ses profits aussi quand il le faut, d'autant plus si il y a un peu plus de risques. </p> <p>Mais il faut faire attention, la démocratisation, ça demande de la liquidité.
La liquidité comprime un peu le rendement aussi. Très bien, parfait ! Adrien, c'était complet, c'était parfait. </p> <p>Merci beaucoup. - Merci Stéphane. - Et bonne fin de salon ! - À bientôt. </p> <p>- Bye. </p>