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D’après une étude de 2021 menée par le Conseil d’analyse économique (CAE), « la part de la fortune héritée dans le patrimoine total représente désormais 60%, contre 35% au début des.
D’après une étude de 2021 menée par le Conseil d’analyse économique (CAE), « la part de la fortune héritée dans le patrimoine total représente désormais 60%, contre 35% au début des années 1970 ». On observe donc le retour d’un phénomène du XIXe siècle à la différence qu’aujourd’hui on hérite vers 50 ans contre 30 en 1890.
\n\nComme l’évoque l’économiste Thomas Piketty à la Paris School of Economy, « notre époque favorise dans les mêmes proportions que la fin du XIXe siècle, l’héritage sur le travail ». Selon le CAE, si la somme des transmissions patrimoniales en France atteignait 5% du revenu national en 1950, elle est aujourd’hui de 15%.
\n\nMais, la montée en puissance de l’héritage reflète surtout la dévalorisation du travail, qui se trouve particulièrement en France grevé de taxes. Pour certains spécialistes, il faudrait revoir la fiscalité de l’héritage « aujourd’hui huit fois plus faible que celle du travail », 6% contre 46%. D’ailleurs, la majorité des économistes adhère à cette idée qu’il faudrait taxer davantage les héritages importants pour alléger le coût du travail.
\n\nCela paraîtrait d’autant plus logique que l’âge moyen de l’héritage, qui dépasse 50 ans désormais, limite l’exploitation économique de ces flux de capitaux que ce soit via des projets entrepreneuriaux ou même l’éducation des enfants.
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